Trois rencontres me rapprochant de mon chez moi …
Le jeudi 13 novembre 2008 - El Ranchan, Chiapas, Mexique
A nouveau devant ce fameux ordi pour attendre la fin de l’upload de ce dixième film …
J’essaie pour la troisième fois d’envoyer le fichier. J’espère que ça ira cette fois-ci, sinon il va falloir se rappliquer dans le centre de Palenque, à 5 kilomètres d’ ” El Ranchan “, le petit club med hippie roots où je dors dans un hamac depuis trois jours, à l’entrée des ruines majestueuses mayas de Palenque (j’y suis pas encore allé, mais il paraît qu’il ne faut surtout pas rater).
Etre ici me fait un bien fou. Au milieu d’une forêt vierge aménagée (petits sentiers, lampes champignons au sol, petits bars, gros restaurant avec concert et jongleurs de feu,…), le climat est radicalement différent de San Cristobal. En fait, à force de rencontrer une vingtaine de touristes par jour, je me rends compte qu’être malade à San Cristobal est tout à fait commun. Et tout le monde la crève à la gorge est ravi d’arriver dans ce petit paradis de Palenque. D’ailleurs, la moitié des touristes que j’ai rencontrés à San Cristobal se retrouve à nouveau ici. Parcours du touriste oblige.
Et pour un peu vous situer le nombre de gens qui passent dans le coin, je vais vous citer trois rencontres assez dingues :
. Premièrement, au concert dimanche de ” Amparanoïa ” (groupe espagnol assez populaire - style reggae mélangé avec toutes sorte d’autres styles), je me suis retrouvé nez à nez avec une fille qui m’a directement dit:
- ” T’étais pas à l’IAD, toi ? Sébastien ? ”
Zut, comment réagir. Je ne la reconnais pas. Chacun a déjà vécu ce genre de situation embarassante. Mais heureusement que mon interlocutrice reprend vite son flot de parole.
- ” J’étais à l’IAD deux ans en-dessous de toi. C’est normal que tu ne te souviennes pas de moi ”
Ouf! Après qu’on se resitue un peu les personnes en commun, Lidy me présente à sa compagne de voyage, Marion.
- ” Ah tu fais des films ? Je travaille dans le social à Molenbeek, et on a eu l’occasion de bosser sur un projet filmique avec un réalisateur ”
- ” Comment s’appelle-t-il ? ”
- ” Stéphane Bergmans ”
- Ah, ben tiens, c’était mon colocataire à Bruxelles, au moment je suis parti …”
…
. Deuxième histoire:
Le lendemain, je rencontre dans l’auberge squat, où j’ai dormi mes deux dernières nuits à San Cristobal, un couple originaire du pays basque français qui m’avait dit que la seule fois où ils étaient passés à Bruxelles, c’était le jour du nouvel an …
- ” C’était fou comme ambiance… ”
- ” Ah oui, vous étiez où ? ”
- ” Dans un hangar, avec des plantes de tous les côtés, et de la musique de tapé !”
- ” Y avait-il deux étages ? ”
- ” Oui, où des musiciens, dont un contrebassiste, jouait ”
- ” Bon…ben… il semblerait qu’on ait passé le nouvel an au même endroit, dans le hangar de mes petits frères … ”
Aille aille, que le monde est petit mes amis. Assez dingue…
. Troisième histoire :
Il y a quelques heures, à nouveau complètement fou, j’ai croisé Virginie, la copine de mon ancien colocataire (pas celui cité ci-dessus, un autre, nommé Julien M.). Pouf, comme ça, sans savoir qu’elle était au Mexique.
Alors que je n’ai à vrai dire rencontré quasi aucun Belge durant deux mois et demi, toutes ces rencontres en si peu de temps, toutes liées à ma vie à Bruxelles, sont-elles de bonne augure ?
En tout cas, ça sent étrangement le fin. Quelle drôle de sensation…










