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Quelques minutes avant d’aller dormir …

 

Le jeudi 16 octobre 2008 - près de West Yellowstone, Montana, USA

 

A la sortie du chalet, un véhicule qui fonctionnera peut-être cet hiver ...

A la sortie du chalet, un véhicule qui fonctionnera peut-être cet hiver ...

 

Un classique pour les trappeurs des Rockies :

Neil Young

A nouveau en train de télécharger des musiques que je n’écouterai probablement jamais assez bien. Cette maladie m’a emparé il y a quelques années. Et je ne suis pas le seul. Combien d’entre nous possédons des milliers d’heures de musique, qui resterons des années durant dans des disques durs qui un jour ou l’autre nous lâcheront? La maladie du collectionneur. Quelqu’un se souvient-il quand nous n’avions encore que les CD’s ? Ô combien nous en prenions soin ! Maintenant, c’est à peine si on fait encore attention à nos CD’s gravés. 

Pour ma part, je n’ai jamais autant découvert de musique que ces quatre dernières années. Mais je n’écoute plus la musique de la même manière. Ces fameux Guns ‘n Roses, Metallica et autres Deftones passés en boucle jusqu’à ne plus savoir où prêter l’oreille quand ma maman hurlait pour le repas du soir. Aaahhhh que de moments forts !

Mais tout ça, c’est du passé, Deborah. Rien n’y fait. L’écoute musicale n’est dorénavant qu’une consommation effrénée de mélodies multiples qui nous font flotter sur des îlots instables de créations perdues dans le temps…

A part ça, que s’est-il passé durant ces dernières journées ? Je n’irai pas dans les détails. Un souffle de moments vécus seulement.

Noah le barbu est dans son lit superposé, probablement à attendre que je finisse d’ingurgiter ces fameux morceaux de ” Bluegrass “, sorte de blues-folk alimenté de banjo et d’airs bien populaires qui font taper du pied.

 

Noah, après un repas bien mérité ...

Noah, après un repas bien mérité ...

 

Dans une cabane non loin de la berge du lac Hebgen, je suis hébergé par Jen, Brock, Noah, Will, Darrell, Mike, Anya et Barb, certains membres de l’association ” Buffalo Field Campaign “. Cette atmosphère de chaleur de feu de bois, de pieds froids humides, de cuisine communautaire, de Nine Inch Nails égaré, de toilettes sèches et de longue barbe de bûcherons me rappellent mes séjours d’adolescents au Maine, Minnesota et Colorado.

Brock et Will, savourant la chaleur du feu de bois ...

Brock et Will, savourant la chaleur du feu de bois ...

 

 

Surtout cette balade que j’ai fait cette après-midi le long de la colline, à la quête de randonnée vivifiante, sous un fumet de sapins, encore humides des tombées de neige de la matinée. Solitude, et apaisement, sur un sommet qu’un sentier bien tracé m’a permis d’atteindre.

Un petit moment de recueillement ...

Un petit moment de recueillement ...

 

 

” Il faut faire attention quand on va dans ses sentiers. Et si tu vois des traces d’ours, il ne faut surtout pas les suivre…”, m’a répondu à mon retour Brock, un des jeunes volontaires de l’association. 

Heureusement que j’ai eu la bonne conscience de m’arrêter après 15 minutes de poursuite d’empreintes fraîches sur ce dit sentier. J’ai eu en effet comme un pressentiment que seul dans la nature, ce n’était peut-être pas une super idée de laisser filer ma curiosité le long de ce chemin emprunté par d’autres bestioles non humaines.

Un peu d'air frais, rien de tel ...

Un peu d'air frais, rien de tel ...

 

 

Je suis donc rentré au châlet, sous un ciel nuageux, rejoindre mes camarades en train de rastifoler la cabane pouvant accueillir plusieurs dizaines de volontaires engagés dans la cause des bisons persécutés légalement dans le coin.

Mike, un des superviseurs de l’organisation est une sorte de vétéran de ce qu’on pourrait appeler “l’activisme audiovisuel”. Ca fait 20 ans qu’il fait des films pour défendre toutes sortes de causes aux Etats-unis et au Canada. Ca fait maintenant douze ans qu’il a fondé ce groupe, en ayant la conviction que quelque chose de peu net se déroulait dans le coin. Les bisons, énormes vaches costaudes aux longs poils bruns, ont toujours fait partie intégrante de la culture indienne. Mais depuis que les malins petits blancs se sont rappliqués dans le coin, rien ne va plus concernant ces bisons qui sont quasi en voie de disparition. Au 18 ème siècle, ils les ont massacrés. Aujourd’hui, seul quelques réserves, tels que le Yellowstone park, abrite les quelques hordes restantes. Mais lorsque ces grosses bêbêtes sortent du parc pour aller manger l’herbe de l’état d’à côté, alors BOUM BOUM ! Les balles peuvent être tirées. Tout ça n’est pas facile à comprendre. Grand enjeu politico-économique. Je ne m’attarderai pas aujourd’hui sur ce sujet. Je suis naze. Je vais dormir. La journée de demain va être longue. En perspective, un peu de … montage !

Tiens, ça faisait longtemps…

Etape 4 - Santa Cruz, Californie

Le 13 septembre 2008 - Santa Cruz, Californie.

Un morceau bien pêchu déniché à San Francisco : Jaguar Love - ” Jaguar pirates “

Juste histoire d’écrire quelques mots à 1h46 du matin.

Je suis à Santa Cruz, station balnéaire connue pour ses spots de surfers, mais aussi pour son université. J’écris depuis la chambre de Stéphanie, qui n’est pas là ce soir. Je suis en fait chez mes premiers hôtes Couchsurfers depuis que le rallye a commencé. Je pense avoir un peu abusé de l’accès internet. D’ailleurs je pense que je vais pas la faire longue. Je suis naze …

Cette prochaine semaine, je n’ai rien à remettre. Du coup, week-end tranquille en perspective. Je vais à un festival pas loin d’ici, à Los Gatos. Le festival se nomme “Earthdance”. Il paraît que ça se passe un peu partout dans le monde. Plein de DJ’s. On verra bien ce que ça vaudra. En tout cas je ne vais pas me casser la tête, car ces derniers jours ont été un peu rudes puisqu’il fallait terminer le film à temps. Notamment petit souci de droits d’auteur; j’ai dû retouché le film rendu. Du travail supplémentaire. Vous verrez bien de quoi il s’agit.

J’ai tout de même fait une mini-promenade avec Stéphanie sur West Cliff Drive, la route qui longe la côte. C’est plutôt tranquille dans le coin. Bien moins bruyant que San Francisco. C’est ce qu’il me fallait. Et puis Stéphanie est super sympa. Je la rejoins au festival où on va danser comme des tapés. Relax Max …

Ben oui, il faut bien se lâcher avant de reprendre la route. J’ai en effet décidé que, dans la nuit de dimanche à lundi, je reboufferais du bitume pour un bon bout de temps. Vous verrez bien par la suite où ça me mènera. Je ne vous en dis pas plus…

 

A bientôt en meilleure forme !

 

 

Et oui, on peut pas être en forme tous les jours ...

Et oui, on peut pas être en forme tous les jours ...