Etape 5 - Mulegé, Baja California Sur, Mexico
Le dimanche 21 septembre 2008 - Mulegé, Baja California Sur, Mexico
Je n’arrête pas de rester sur internet. Il fait tellement chaud. Et puis je suis dans une mini auberge tout seul, donc pas beaucoup de rencontres. Et pas beaucoup de contacts avec les locaux car je ne parle pas assez bien. Il y a aussi beaucoup de retraités américains qui traînent toute la journée dans un bar. C’est assez pathétique. Et le film que je suis en train de faire est assez caffouilleux. Je vais dans 36 directions différentes, sans vraiment savoir ce que je veux dire en final. Heureusement il me reste encore jusque vendredi pour le remettre. Et demain je devrais tourner les dernières images.
Mais le temps est un peu long. j’ai envie de passer à autre chose. Hier, j’étais au bout du rouleau. Aucun endroit n’était assez bien. Soit trop de bruits, soit trop chaud. Et puis je n’arrête pas de boire des Cocas, des Sprite pour combler je ne sais quoi, au point qu’à la fin de la journée, j’étais complètement dégoûté (ça n’empêche pas que je suis de nouveau avec un verre de Coke à côté de moi dans l’hôtel Las Casitas, tenu par un certain Javier, qui m’a beaucoup aidé en me donnant des infos sur le village).
Hier, j’ai tourné une interview que je pourrai difficilement exploiter. Un peu fait à la va-vite, dans un lieu inconfortable pour l’interviewé et moi-même. Après ça, pour me changer les idées, je m’étais dit pourquoi pas aller voir les restos au bord de le mer, à une trentaine de minutes à pied. J’y ai découvert deux endroits fort sympathiques, au bord de la plage. Un petit bain de minuit sous un ciel étoilé s’en est suivi, dans une eau à facilement 28 degrés. Le pied, oui, mais quand on est tout seul sans pouvoir partager ces moments doux, c’est un peu triste.
Par contre, à mon retour en slip trempé, la barwoman du resto des poivrots américains m’a croisé. Polly, elle se nomme. Au retour, dans sa voiture climatisée, elle m’a invité à venir voir aujourd’hui sa maison sur la plage en fin d’après-midi, où elle habite avec son fils de trois ans. Ca devrait me changer les idées. Espérons que mon espagnol s’améliore d’ici là.
En tout cas, pour l’instant, j’aimerais bien avoir quelques potes autour de moi. Et un peu de famille aussi. Encore deux mois…
Kuskes,
Seb, que apprende mas y mas Espanol todos los dias.







