Dans quelques heures, je vais pouvoir glandouiller…
Le 5 novembre 2008 - San Cristobal de las Casas, Chiapas, Mexique
Assis à ” La Casa del Pan “, un des restaurants bios branchés du centre, à côté d’une table de ” Wwoofer’s” de différentes nationalités (quand on dit qu’on est “wwoofer” - c’est pour ‘Willing Worker on Organic Farms’, travailleur bénévole sur des fermes biologiques) , j’attends le rendu de ce foutu film qui m’a un peu plus stressé que les autres, vu que je pensais qu’il fallait le rendre jeudi.
Mais à vrai dire, ce petit stress au niveau timing m’a permis de travailler de manière beaucoup plus efficace, et je dois dire que je ne m’en suis pas trop mal tiré en 36 heures de travail (avec même une nuit de plus ou moins 5 heures).
Inutile de vous dire que la ville, perchée à plus de 2000 mètres d’altitude, est magnifique. J’ai eu l’occasion de me promener la journée où je suis arrivé.
J’étais un peu vaseux puisque je venais de me taper une nuit dans le bus, où j’ai pas vraiment fermé l’oeil (vers 4 heures du matin, alors que j’étais couché sur 4 sièges, une main vagabonde est venue me caresser le bas du ventre… non non, ce n’était pas une conquête d’un jour, mais plutôt un type qui voulait ouvrir ma pochette que je porte constamment autour de la taille. Mais heureusement que j’ai le sommeil léger; vif comme l’éclair j’ai réagi. Lui aussi puisqu’en deux temps trois mouvements, il faisait semblant de dormir. Je me suis tout de même dit que ce serait peut-être mieux de changer de place…).
L’arrivée sur San Cristobal, en traversant les brumes matinales en-dessous des sommets montagneux, me rappela la chance que j’ai d’être ici, malgré toutes les remarques müvmédiennes qu’on ait pu faire. J’ai hâte de chiller demain dans la campagne, histoire de faire un peu le typique touriste.
Je n’ai pas tellement parlé de mon expérience à Pomuch. A vrai dire, comme à chaque fois qu’on se retrouve dans un endroit plus longtemps que les touristes habituels, on commence à connaître quelques têtes,et à se faire inviter à droite à gauche.
Le vendredi précédent le jour des morts, j’ai eu l’occasion d’être invité par les musiciens du groupe local ” Tuulu “, un groupe de musique préhispanique. Pas mal du tout. Après le concert, par contre, il m’est arrivé à nouveau un moment assez fou. De jeunes artistes de rues épatent un peu la galerie. Assez ébloui par la beauté d’une des jeunes jongleuses de feu, je vais à leur rencontre après leur petit show. Et là, en me présentant, l’un d’eux me dit qu’il est aussi Belge, venant d’Etterbeek. Et en voyant sa gueule de hippie rastakwère, je me dis qu’on doit sûrement connaître des gens en commun. Et PAF dedans, ce cher Richard connaît mes frères et toute la clique de leur association called ” Matarcar”. Complètement fou ! Mon frère lui avait d’ailleurs dit que j’étais au Mexique et que ce serait marrant de se croiser. Et bien voilà qui est fait!
On passera la soirée chez les musiciens, où herbes relaxantes flotteront sur les vagues rythmées des percussions du coin. Alors qu’un certain mammifère surexcité vient se fourrer dans mes bras. Lorsque je demande le nom de cette bestiole fascinante (caractériel comme un chat, adorant les caresses comme un gentil toutou, et mordant comme une chienne!), on me répond par trois noms : Koati, Tejon ou Pisote…
Quelqu’un peut-il m’aiguiller?
Assez tard, je rentre vaseux dans ma chambre pouilleuse. J’imagine que la nuit a dû continuer encore longtemps pour ceux que je laisse, vu la quinzaine de jeunes du village arrivé pour chiller dans l’abri des artiste, peu de temps avant mon départ …
Le lendemain, Fredi m’a invité à participer avec toute sa famille à la préparation du “Pibipollo”, le repas traditionnel à l’occasion de ” la Fête des Morts “. J’étais en pleine intimité familiale toute la journée. Avec ma caméra, j’ai tourné les différentes étapes de la journée. J’étais à nouveau épaté par l’hospitalité de ces personnes aux origines mayas. D’ailleurs, en fin de journée, je me suis un peu laissé aller aux festivités; avec Fredi et son frère Miguel, on est passé dans deux bars (dont celui appartenant au père, Angel) pour cuver comme des bons vieux mâles fustrés.
A part les serveuses, pas une seule âme féminine dans ces bars où chacun vient fêter, ou oublier ses soucis.
Le soir, je pensais qu’il y allait avoir un grand show pour la fête des morts. En fait peut-être qu’il y en a eu un. Mais malheureusement, les dix bières aidant, je me suis un peu effondré sur mon lit, encore et toujours pouilleux. D’ailleurs, le lendemain, en préparant mon sac, il y avait un nombre impressionnant de mini “verts-limaces-sangsues” au sol. Je ne sais pas si c’est mon manque d’hygiène qui les a rappliqués dans cet endroit qui ne me manquera pas, mais ces bestioles étaient en tout cas vraiment dégueulasses (intérieur gluant tout vert quand on les écrase par mégarde…).
Les Wwoofers se lèvent. Je pense que je vais faire de même. L’idée de me mater un petit documentaire sur le mouvement zapatiste me plait assez bien, histoire d’être un peu au courant de la révolution qui s’est passé dan la région. Qui sait, ça me donnera peu-être des idées pour le film suivant.
Et puis un grand dodo soit à l’auberge ” La Finka ” (auberge que Simon et Michaëla m’avait conseillé à Mérida; sorte de garage improvisé en auberge bien punk, tenu par de jeunes locaux et de jeunes Espagnols assez tranquilles), soit à l’auberge HI, belle mais n’ayant pas trop le charme roots de la première…















Maxime | novembre 7, 2008 @ 20:31
Le réflexe vif. On aime ça. Tu l’as bien chopé ce salopard. Tu aurais du lui en coller une. Ça y est, je m’exprime comme un européen maintenant. Il est temps que ça finisse cette aventure.
Tarsha Sifuentes | décembre 27, 2011 @ 14:47
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