Archives pour septembre, 2008

Etape 4 - Santa Rosalia, Baja California, Mexique

 

 

 

D’une pierre deux coups,

je vous laisse le message d’hier et d’aujourd’hui…

 

Le 15 septembre 2008 - Greyhound station of Los Angeles, California

 

De Los Angeles, seul un couloir monotone restera dans ma mémoire ...

De Los Angeles, seul un couloir monotone restera dans ma mémoire ...

 

Dans 35 minutes, mon bus part pour la frontière mexicaine. Trois heures 45 minutes de trajet jusque Tijuana. Ensuite direction la mer de Cortez, où j’ai bien l’intention de prendre du bon temps.

Je suis revenu hier avec Stéphanie de ce fameux festival ” Earthdance”. En voyant l’affiche psychédélique, je m’étais dit que je tomberais dans un gros festival de trance, bourré de jeunes “pilsés”. Et ben, en fait, pas du tout. Arrivé à Los Gatos en fin d’après-midi avec Jef, le comédien engagé (rencontré grâce au site ” Craigslist; je vous le conseille, c’est un site bourré d’annonces, style ridesharing, second hand shopping, bonnes enroules à droite à gauche,…), j’ai ouvert grand les yeux quand je me suis aperçu que c’était un club privé de nudistes qui accueillaient pour la première fois ce festival où à peine 100 personnes étaient présents.

 

Dans une gentille vallée, bourrée de gens tout nus ...

Dans une gentille vallée, bourrée de gens tout nus ...

Le ” Lupine Lodge “, situé dans une vallée au microclimat exceptionnel, ouvrait donc ses portes à des nouveaux arrivants, à l’occasion de cet événement qui apparemment se passe partout dans le monde.

 

Ambiance plutôt tranquille. Le MDMA ne doit pas être très loin ...

Ambiance plutôt tranquille. Le MDMA ne doit pas être très loin ...

J’ai donc passé mon temps à écouter les quelques groupes de rock hippies, danser sur les rythmes soft de DJ’s inconnus, faire quelques longueurs dans la piscine, discuter à poil dans le jacuzzi avec pas mal de monde de Santa Cruz et écouter le Kirtan chanté par Stéphanie (chants sanskrits, accompagnés d’un accordéon et d’un tambour indien; ambiance Hare Krishna. Essayez ce morceau-ci pour vous mettre un peu dans l’ambiance: Krishna Das - ” Om namo bhagavate vasudevaya “). J’ai même eu l’occasion de participer à une séance de “Dolphin dancing”, danse aquatique où tout le monde se frôle nu sous l’eau, bercés par une musique sous-marine relaxante…

En gros, pas trop dur la vie…

Mais je pense que ce qui m’a surtout plu, c’est la rencontre que j’ai faite.

Stéphanie et moi nous sommes tout de suite bien entendue.

La nature sauvage du coin nous épate ...

La nature sauvage du coin nous épate ...

 

 

 

Tout mignons, tout gentils ...

Tout mignons, tout gentils ...

 

Passionnée d’environnement, d’astrologie, cette jeune professeur de yoga m’a accueilli comme un prince dans sa maison ( où je suis tout de même arrivé à deux heures du matin jeudi passé) où elle habite avec Robert, Asher et Mike. Hier je leur ai cuisiné un bon plat de légumes cuits à la vapeur. Bon vin californien et bonne discussion. Rien de tel pour reprendre la route. En plus, maintenant que je sais que je suis Bélier, ascendant lion, je peux continuer à avancer sans trop me soucier des dangers qui peuvent m’arriver… 

Ceci n'est pas un arbre ...

Ceci n'est pas un arbre ...

 

 

Allez, je vous laisses les gringos!

 

Tchüssi,

 

Seb

 

 

 

 

 

 

Le 16 septembre 2008 - Santa Rosalia, Baja California, Mexique

Salut les petits gars!

 

Ma première photo au Mexique, à Ensanada ...

Ma première photo au Mexique, à Ensenada ...

Et voilà un arrivée d’enfer au pays du soleil, des tacos et de la tequila. En effet, suite à presque trente heures de bus, me voilà dans une petite ville nommée Santa Rosalia, au coeur de la Baja California.

 

Pas fort bavard le voisin mexicain ...

Pas fort bavard le voisin mexicain ...

Et la meilleure de la journée, c’est qu’en sortant du bus, les yeux encore mi-fermés, je me retrouve à admirer un beau défilé dans la rue principale du coin. Ben oui, ça arrive de temps en temps, surtout le jour de l’indépendance. Faut croire que j’ai pas mal de chance, car je n’étais pas du tout au courant.

Au niveau du temps, tranquillo tranquillo. Plein soleil, la mer de Cortez à cent mètres de moi, les premiers tacos de l’Asadero du coin vont bientôt passer à la casserole.

J’ai laissé mes affaires chez une charmante vendeuse de … tacos (j’ai comme l’impression que ce mot risque d’être assez souvent tapé sur mon clavier pendant ce séjour).

Histoire de visiter un peu le coin. Ensuite, cette après-midi, je reprends un bus pour Mulegé, un des plus beaux villages de la Baja California (selon le Lonely Planet). On verra bien ce que ça vaudra. Je ne sais pas si j’aurai l’occasion d’écrire ces prochains jours puisque je compte rester dans ce beau village quelques temps. En tout cas, je suis bien content d’avoir quitté d’une traite la Californie américaine. Il fallait que je change, que je sorte de cette atmosphère culturelle (ou non culturelle pour certains) pour me plonger dans un pays où je parle seulement quelques mots. D’ailleurs, les couleurs sont les premiers aspects nouveaux qui m’apparaissent. Chaque maison, panneau publicitaire éclate de tons forts.

Ca réveille les yeux tout ça !

Portez-vous bien d’où que vous soyez. Je suis à vous dans les prochains jours.

Un beso del gringo rojo !

 

Du café internet PC Vision, sur l'avenue Obregon ...

Du café internet PC Vision, sur l'avenue Obregon ...

Etape 4 - Santa Cruz, Californie

Le 13 septembre 2008 - Santa Cruz, Californie.

Un morceau bien pêchu déniché à San Francisco : Jaguar Love - ” Jaguar pirates “

Juste histoire d’écrire quelques mots à 1h46 du matin.

Je suis à Santa Cruz, station balnéaire connue pour ses spots de surfers, mais aussi pour son université. J’écris depuis la chambre de Stéphanie, qui n’est pas là ce soir. Je suis en fait chez mes premiers hôtes Couchsurfers depuis que le rallye a commencé. Je pense avoir un peu abusé de l’accès internet. D’ailleurs je pense que je vais pas la faire longue. Je suis naze …

Cette prochaine semaine, je n’ai rien à remettre. Du coup, week-end tranquille en perspective. Je vais à un festival pas loin d’ici, à Los Gatos. Le festival se nomme “Earthdance”. Il paraît que ça se passe un peu partout dans le monde. Plein de DJ’s. On verra bien ce que ça vaudra. En tout cas je ne vais pas me casser la tête, car ces derniers jours ont été un peu rudes puisqu’il fallait terminer le film à temps. Notamment petit souci de droits d’auteur; j’ai dû retouché le film rendu. Du travail supplémentaire. Vous verrez bien de quoi il s’agit.

J’ai tout de même fait une mini-promenade avec Stéphanie sur West Cliff Drive, la route qui longe la côte. C’est plutôt tranquille dans le coin. Bien moins bruyant que San Francisco. C’est ce qu’il me fallait. Et puis Stéphanie est super sympa. Je la rejoins au festival où on va danser comme des tapés. Relax Max …

Ben oui, il faut bien se lâcher avant de reprendre la route. J’ai en effet décidé que, dans la nuit de dimanche à lundi, je reboufferais du bitume pour un bon bout de temps. Vous verrez bien par la suite où ça me mènera. Je ne vous en dis pas plus…

 

A bientôt en meilleure forme !

 

 

Et oui, on peut pas être en forme tous les jours ...

Et oui, on peut pas être en forme tous les jours ...

Etape 3 -San Francisco, Californie

 

 

Sur la terrasse de Kevin et Mike, quelques minutes avent d'écrire ce mail ...

Sur la terrasse de Kevin et Mike, quelques minutes avant d'écrire ce mail ...

Le 10 septembre 2008 - San Francisco, Californie.

 

 

Pendant le transfert des dernières données, me voilà bercée par une voix douce provenant de Suède. Je viens d’acheter son CD, mais j’ai oublié son nom (retouche : c’est Lykke Li).

Lykke Li - ” This trumpet in my head “

J'ai beaucoup marché sur les trottoirs pour cette troisième semaine de tournage ...

J'ai beaucoup marché sur les trottoirs pour cette troisième semaine de tournage ...

 

 

La fin de deux journées à l’intérieur. Hier je suis resté pendant près de douze heures dans le restaurant ” Chow “. Ils ont été très cool par rapport à ma présence dans leur établissement. Faut dire que j’étais pas leur meilleur client (un café SVP, un verre d’eau SVP, un café SVP, oh, un hamburger peut-être à midi, pour à nouveau reprendre le rythme des breuvages caractérisant si bien le boulot de montage). Malgré ça, aucune remarque déplaisante.

Church Street, in Castro ...

Church Street, in Castro ...

 

 

Il y a 5 jours, juste en face du restaurant "Chow", une rencontre avec un Chihuaha de Castro ...

 

 

 

 

 

 

 

Je suis content du film. J’ai trouvé une personne à interviewer lundi. Je crois m’être pas mal débrouiller, mais j’aurais tout de même voulu avoir plus de temps à passer avec elle, histoire de connaître un peu plus son histoire. Un peu frustrant comme rencontre, mais content de l’avoir fait tout de même.

 

 

Je voulais souligner un point que je n’avais pas précisé la dernière fois.

Comment suis-je arrivé chez Mike et Kevin à San Francisco ? Très simple.

Tout commence par une rencontre ensablée au center camp du Burning Man Festival. Deux énergumènes immanquables croisent ma route. Riqo et DRKSPRK, tous deux déguisés, posent devant mon appareil photo.

RIQO & DRKSPRK

Ah, le bon vieux temps ...

Ah, le bon vieux temps ...

Je les remercie et leur explique mon périple. “You go to San Francisco? Then you should take contact with some friends of ours who are living there. We don’t have the phonenumber rigth now, but if you come at our campsite, we’ll give it to you”. Tout bon, à la fin de ces 2 minutes 30 secondes de discussion, je leur dis que je passerai demain pour faire un petit coucou et prendre ce fameux numéro. Deux jours après, me voilà sur la route du fameux campement (ben oui, en festival, faut surtout pas respecter les rendez-vous, cool cool amigo…). Mais cette fainéantise me vaut des tours puisqu’en arrivant là, mon cher couple est déjà parti pour Ventura, où ils habitent. Heureusement, leur voisin me refile leur e-mail…

Deux jours après, j’arrive à Reno chez Bob, où j’envoie illico un mail à Riqo et DRKSPRK. Ils me répondent rapidement en me fournissant le numéro de Mike qui habite avec Kevin à Castro.

” We sent them an e-mail. They know that you’ll be around …”

Arrivé à San Francisco, j’appelle ces bonhommes que je n’ai jamais vu ni entendu.

Premier coup de fil, ils me disent de rappeler demain pour voir ce qui est possible.

Après une nuit dans la voiture avec Bob et les potes militaires, je rappelle en début d’après-midi Mike. Il me répond : ” You know, I’m not sure if it’s gonna fit. We don’t know you and…”. Pas de souci Mickey, j’ai compris, c’est tout à fait normal. J’ai rencontré tes amis pendant moins de 5 minutes, c’est tout à fait logique que tu n’ai pas envie d’héberger un hurluberlu faisant des films en sac à dos. Néanmoins, je te propose qu’on se voit quand même, histoire de papoter un petit coup…

Rendez-vous vers 18h au fameux Church Café (qui deviendra par la suite mon QG) où Mike et Kevin arrivent les yeux grands ouverts, pour découvrir ce barbu dont ils n’ont jamais vu la tronche. 

Et paf ! C’est là que tout se joue les p’tits gars! Discussion sur ce que je fais, sur leurs métiers de représentants pour la société qui vend les EPO ( les petites piquouses pour raffermir les mollets de ces fameux champions du Tour de France, ça vous dit quelque chose?) et sur ma volonté de faire un film en une semaine avec l’obligation d’envoyer un film via une bonne connexion internet. Des regards, des rires feront le reste. Plus du tout hésitants, ils me proposent de loger dans leur maison vide qu’ils viennent de quitter pour aller vivre dans une autre. Les clefs me sont remises, le rendez-vous chez eux est fixé pour envoyer le fichier à la fin du séjour. 

Seb, Kevin et Mike ...

Seb, Kevin et Mike ...

Et c’est justement de chez Mike et Kevin que j’écris pour l’instant. Leur connexion est moins bonne que prévu (ça fait trois heures que je suis en train d’envoyer le fichier complet pour la télé: il me reste… 7 heures d’upload!).

Assis au bureau d’un meuble en bois de bon goût, je suis néanmoins souriant désormais en sachant que j’ai une petite semaine de vacances. D’ailleurs ils m’ont mis en contact avec une certaine Erica, qui est monteuse et réalisatrice à Oakland. Elle va me faire visiter les studios PIXAR, si tout se passe comme prévu.

Ensuite direction le sud de la Californie. 

 

Où suis-je ?

Où suis-je ?

Je viens de me taper une petite discussion avec Mike. Santa Cruz peut être pas mal, ou Big Sur, avant de descendre vers L.A.

Je ne sais pas encore. En fait, je vis un peu au jour le jour. Demain adviendra bien ce qu’il faudra!

 

Sinon, si vous voulez mon avis sur San Francisco : c’est de la balle! Un peu cher (style Paris) mais magnifique. Seul couac dans ce que j’ai pu voir: c’est bourré de clodos…

Viva el american dream !

 


A l'achat d'un paquet de Corn Flakes et d'un versement de 10 Dollars, tu reçois un beau drapeau (et ton argent soutient les troupes, mais ça c'est un détail ...)

A l'achat d'un paquet de Corn Flakes et d'un versement de 10 Dollars, tu reçois un beau drapeau (et ton argent soutient les troupes, mais ça c'est un détail ...)

 

 

GROSSES KUSKES LES GRINGOS !

Etape 3 - San Francisco, Californie

7 septembre 2008, fin de journée à nouveau au Church Street Café, mon nouveau QG…

Journée épuisante mais ravissante puisque je l’ai passée sur un beau vélo loué à côté du Golden Gate Park. Alimentée de montées, de descentes, de montées et puis encore de descentes, cette journée m’a littéralement cassé. Avec un beau coup de soleil sur le front, malgré le fait qu’il y ait eu beaucoup de vents et pas mal de nuages, je suis désormais accoudé à ce fameux café qui m’offre une connection plus que convenable depuis mon arrivée en ville. Comme le dit si bien Marc-Antoine, rien ne sert de stresser pendant son trajet. Amusons-nous, amusons-nous. J’essaie tant que bien que mal, mais j’avoue que là je commence un peu à suer des mains, car j’ai toujours aucune interview, et aucune image montée. Mon sujet, que j’avais rencontré vendredi dans un parc en sortant du MOMA, m’a dit il y a deux heures qu’il ne voulait pas être filmé. Du coup, après avoir essayé de le recontacter tout le week-end, je me retrouve maintenant comme un plouc avec pas mal de plans de coupe, mais pas de sujets. Il reste trois jours avant la remise. Le compte à rebours commence, ou plutôt recommence. Et c’est peut-être là le souci, quand on se casse la tête pour traiter un propos le mieux possible, on court de tous les côtés, et on perd l’instant qui coule autour de nous.

The Sea Lions of the Pier 39 ...

The Sea Lions of the Pier 39 ...

La semaine prochaine, c’est semaine-repos.

“Semaine-repos? Tu te fous de notre gueule ou quoi? T’es en train de te taper trois mois, peinard, alors qu’on trame comme des cons ici? ” C’est vrai que ça peut paraître assez fou et débile. Mais je vous avoue que c’est assez épuisant d’être aux aguets constamment. Personne ne serait content de me suivre pendant quelques jours. Je suis tout le temps avec ma caméra. Je m’arrête tout le temps pour délirer sur une futilité que seul mon for intérieur perçoit. Histoire de passer un peu le temps aussi …

Voyager seul a un prix évidemment puisqu’il t’amène à te retrouver fort souvent face à toi-même. J’ai la chance d’être assez sociable, donc je me retrouve peu souvent seul. Mais néanmoins, on est parfois confronté à se demander ce qu’on fout ici, en laissant derrière nous tous nos proches. Et puis le voyage est aussi une expérience où l’on prend beaucoup, sans nécessairement rendre l’équivalent. Les films que nous faisons sont probablement notre reconnaissance de ce que nous vivons. Heureusement qu’ils sont là en fait. Car voyager sans but n’a pas vraiment de sens …

J’ai comme l’impression d’avoir besoin de campagne. Pourquoi pas me rendre à l’est, en Arizona, ou au Texas par la suite. J’imagine que les mentalités y sont bien différentes de ce San Francisco extraverti. Ca ne veut pas dire que cette ville ne me plaît pas. Au contraire, j’ai rarement vu une ville aussi agréable et aussi belle point de vue architecture. Mais le vide est quelque chose de difficilement palpable dans le coin. Tout va un peu trop vite. Respirer un petit coin désert, rien de tel.

Je suis fatigué, je ne comprends pas très bien pourquoi j’écris encore. Demain grosse journée puisqu’il va falloir trouver la clef du film. J’ai acheté un réveil au Walgreen; ça commence à être sérieux …

Grosses kuskes à tous,

Seb

Etape 3 - San Francisco, Californie

Samedi 6 septembre - Church Street café - Castro, San Francisco

Un petit mot rapide sans photo.

Juste pour vous dire que tout se passe à merveille à Castro, le quartier gay de San Francisco, où je vais vivre ces prochains jours. Un couple homo qui vient d’emménager dans leur nouvelle maison, me prêtent leur ancienne maison. Je suis donc seul dans une grande baraque vide, dans cette fameuse communauté où je ne risque probablement pas de trouver l’amour de ma vie…

Sinon, aucune image n’a encore été tournée. Le temps magnifique, l’exposition sur Frida Kahlo et un grand Batman sur écran IMAX m’ont bercé hier. Juste histoire de me rappeler que je dois aussi un peu profiter de toute cette aventure.

N’hésitez pas à réagir à mes messages. Ca fait plaisir de savoir que certains sont là et s’intéressent à ces découvertes. N’hésitez pas à raconter vos anecdote non plus. Le partage d’émotions, même sur écran d’ordi, peut parfois libérer et soulager. Ecoutons-nous…

A plouche les gringos !