Archives pour septembre, 2008

A mail for all of you who supported me …

Le 29 septembre 2008, Agua Prieta, Sonora, Mexico


Somewhere in Agua Prieta ...

Somewhere in Agua Prieta ...

Hello everyone !

Here is Sebastien, that you met during these last five weeks
somewhere between Vancouver, BC and Hermosillo, Mexico.
First of all, I want to apologize for having been
so absent after having lived great moments with you.
As you can imagine, I have lots of things
to do every week (shoot a movie, edit a movie, send a "small" file
on the internet, write my blog and put some pictures on it,...).
I'm right now on the border of Mexico and USA (around Douglas, Arizona).
I wanted to tell you how grateful I was for the help you all gave me.
And from now on, you'll be able to see the movies on the website
that I gave you (www.muvmedia.tv).
Just to confort you that this wasn't a joke...
The first movie, made in Vancouver, is online.
The others will come, every week.

If you subscribe yourself on the website
("inscrivez-vous": you have to write
your e-mail address ; "mot de passe" : password), you'll be able
to vote for the different movies and make any comments on them.
Don't hesitate to write.
We are all very concerned about what you think about our works.

I hope that you are all spending a wonderful fall start.
I can't assure you that I'll come back around your place
during the rest of this trip.
Maybe another time... at my place for example!

Take care,

Sebastien

Un peu de relâche à Hermosillo

 

Le 27 septembre 2008 - Gare centrale des bus à Hermosillo, Sonora, Mexico

Avant toute chose, enfin un petit air de Mariachi pour ceux qui veulent connaître le Franck Sinatra du Mexique : Vicente Fernandez

5 minutes après avoir quitté Rafaël ...

5 minutes après avoir quitté Rafaël ...

Me voilà donc assis dans le couloir de la gare, à nouveau seul. Rafaël, un personnage de 40 ans haut en couleur par son dynamisme et son humour incessant, vient de me déposer avec son gros SUV à la gare centrale de la ville où il est né. Ma prochaine étape se situe à 6 heures en bus d’ici, à Agua Prieta, à la frontière du Mexique et des Etats-Unis. Je ne sais pas encore où j’irai loger, car mon Lonely Planet n’a pas pris la peine d’énoncer cette petite ville , connue pour ses trafics illégaux. C’est par là que je compte remonter aux Etats-Unis, histoire de reprendre la route pour découvrir ce fameux été indien dans le Montana.

Dans le dernier message, j’énonçais mon épisode à Santa Rosalia. J’ai finalement pris le petit coucou mentionné plus tôt. A l’aéroport, tenu par six militaires qui avaient l’air de se faire chier comme des rats morts (excusez l’expression un peu crûe…) je me suis presque fait arracher le mollet par un sale cabot en allant pisser.

 

Sur le tarmac de l'aéroport de Santa Rosalia ...

Sur le tarmac de l'aéroport de Santa Rosalia ...

 

Mais ça ne m’a pas empêché de profiter de ce cours vol de 30 minutes au-dessus de la mer de Cortez, malgré une chaleur étouffante dans cet avion où nous étions 11 au total (pas une place de plus).

Deux minutes après le décollage ...

Deux minutes après le décollage ...

 

 

 

 

 

 

L'arrivée à Guaymas ...

L'arrivée à Guaymas ...

L’arrivée au-dessus de la côte de Guaymas était magnifique.

Par contre, je n’ai pas beaucoup eu le temps de profiter d’autres choses de cette ville balnéaire.

Sous la chaleur, Martha est assoupie ...

Sous la chaleur, Martha est assoupie ...

 

Martha, assise à côté de moi dans l’avion, m’a en effet directement proposé de prendre un “camion” (bus public en espagnol) pour nous rendre à la station où l’on trouverait tous les transports pour Hermosillo.

Martha était hyper charmante avec moi. Agée de plus ou moins 50 ans, elle dégageait quelque chose de très lumineux. On a fait tout le trajet ensemble, de Guaymas jusqu’à la Plaza Zaragoza de Hermosillo ( 3 bus différents).  A la sortie du bus, avec son sourire apaisant, elle m’a remis discrètement un papier dans la main, en me proposant de le lire plus tard. Une demi-heure plus tard, dans le restaurant “Vips”, j’ai ouvert le papier chiffoné; c’était une page de la Bible …

Deux minutes plus tard, je me retrouvais à nouveau devant mon ordi, à traiter de religion…

Je ne suis pas ravi de ce que j’ai fait à Mulegé, malgré tout le temps que j’y ai passé. Pour avoir la confiance des gens, c’est certain qu’il faut du temps. Mais je n’ai pas l’impression d’avoir été très honnête. Je ne vais pas expliquer maintenant de quoi il s’agit. Mais pour avoir l’aide que je voulais de la part des citoyens, j’ai dû dire que je faisais un film sur tel sujet, alors que ce n’est pas tout à fait ça dont il est question dans le film. Et même à plusieurs centaines de kilomètres de chez eux, je me suis retrouvé à nouveau à débattre sur la finalité du film : montrer ce qui m’a touché, ou parler de qui devait être dénoncé. En final, c’est un peu des deux qu’on trouve dans le film. Mais ça fait alors une espèce de soupe qui montre que je suis un peu perdu je trouve. Enfin, on verra bien ce que ce fameux “public” en dira…

D’ailleurs, j’imagine que les autres müvmédiens sont aussi impatients que moi de connaître les premiers avis du public. C’est vrai que ça fait plus d’un mois qu’on voyage et qu’on fait des films sans vraiment avoir de retour. Seulement quelques avis de la production et du jury (qui est d’ailleurs très vache de temps en temps).

En tout cas, pour ma part, je suis vraiment curieux de connaître l’avis de personnes que je ne connais pas. Histoire de voir si ce qu’on a voulu dire est passé convenablement à travers tous ces circuits informatiques jusqu’au salon de Monsieur ou Madame Tartenpoin…

On verra bien…

Et voilà que je me rends compte que je n’ai même pas parlé de mon cher hôte Rafaël, qui est venu me chercher au resto “Vips” dans son gros SUV. 

 

La photo que Rafaël prend avec chaque couchsurfer qu'il invite ...

La photo que Rafaël prend avec chaque couchsurfer qu'il invite ...

 

Dans son profil, il se présentait comme un graphic designer. Quelle surprise dès lors de le voir arriver dans cet énorme tank noir flambant neuf. En fait, c’est en me ramenant chez lui, dans un nouveau quartier encore en construction, qu’il me fait part de sa réelle activité. Il a ouvert il y a dix ans, après avoir trimé ici comme graphic designer et comme pêcheur en Alaska, une taqueria spécialisée dans les tacos de poissons. Le premier ” El pescadito ” était né. Aujourd’hui Rafaël pèse probablement 30 kilos en plus qu’à l’époque (d’après les nombreuses photos qu’il m’a montré), possède quatre restos du même nom, et plusieurs personnes lui proposent d’ouvrir de nouveaux restos dans d’autres villes. En gros, c’est le jackpot depuis dix ans (il a tout de même bossé comme un porc pendant trois ans avant que ça ne fonctionne vraiment bien). Et plusieurs amis et membres de sa famille se sont insérés dans le business.

Le lendemain d’une nuit super douce passée dans son gigantesque sofa, il m’a amené à l’un de ses restos: une taqueria où l’on sent que ça tourne. Plein de monde, serveurs hyper dynamiques, bouffe succulente.

 

Au restaurant " el pescadito " ...

Au restaurant " El pescadito " ...

Et tout ça grâce à ce cher graphic designer, qui depuis lors voyage comme un fou à travers le monde, et invite depuis quelques mois plusieurs couchsurfers comme moi dans son salon design (il m’a même montré des photos de sa maison dans un magazine de décoration d’intérieur). D’ailleurs, le deuxième nuit que j’ai passé chez lui, un certain Daniel, Espagnol de 26 ans voyageant depuis trois mois et se rendant à Oakland où il travaille pour un syndicat, est venu partager ma “chambre”.

En gros, ces deux jours passés en compagnie de Rafaël, et de son pote et collègue Hugo m’ont bien changé de l’atmosphère villageoise de Mulegé. Les bières ” Tecate ” offertes et bues chaque soir ont probablement aidé à décompresser …

Et puis cette soirée familiale hier soir pour l’anniversaire d’une de ses cousines m’a permis d’écouter un peu de “ranchera”, country du nord du Mexique, assez kitsch, mais l’ambiance y était.

 

Une petite danse sur de la ranchera ...

Une petite danse sur de la ranchera ...

 

Daniel l’Espagnol m’a notamment permis de reparler un peu le français (il a effectivement fait son Erasmus en sociologie à Paris). Ce qui fait du bien de temps en temps … Il m’a d’ailleurs dit qu’il avait adoré le Mexique, qu’il traverse depuis deux mois. Ce qui est plutôt bon signe pour la suite du périple (je compte quitter le Mexique un mois pour après y revenir afin de terminer les derniers films).

 

Par contre, pour revenir à Rafaël, quand je lui ai demandé  s’il avait une copine pour partager sa vie, il m’a répondu: ” Ca, c’est une autre histoire…”.

Une journée à Santa Rosalia

 

Le 26 septembre 2008 - Hermosillo, Sonora State, Mexico

 

 

La connection est en moyenne de 3 Ko/sec. Du coup, j’ai un peu de temps pour m’épancher sur ces dernières journées passées à voyager et monter ce quatrième film. Je ferai de mon mieux, même si je me tape un beau mal de crâne depuis ce matin. Faut dire que c’était pas très malin de se foutre une mini cuite avec Raphaël (mon hôte couchsurfer de de moment, qui est patron de quatre taquerias en ville), le jour avant de rendre le film. Mais bon, difficile de dire non à quelques chopes et un Clamato, boisson mexicaine qui ma foi n’est pas si mal (jus de tomate+jus de citron+sel+bière)…

 

Rafaël, à moitié masqué par ce fameux Clamato ...

Rafaël, à moitié masqué par ce fameux Clamato ...

Aux dernières nouvelles je devais prendre un bateau de Santa Rosalia, après quasi une semaine passée à Mulegé. 

En effet, après un entrevue plus long que prévu avec la production (je me suis fait bouffer par les moustiques bande de salopards), j’ai quasi raté mon bus pour me rendre à Santa Rosalia. Et une fois arrivé sur place une heure après, je demande si le bateau du lendemain pour Guaymas part bien comme prévu. “Non, désolé, il n’y a pas de bateau. Il fallait appeler comme je vous l’avais dit il y a une semaine”

- Plan B ?

- Il y a l’avion.

- Il part quand?

- Il y en a un tous les jours

- Combien ça coûte ?

- 800 pesos (80 Dollars)

- 550 pesos pour le bateau et 8 heures de trajet (s’il veut bien venir) versus 800 pesos pour l’avion et 30 minutes de vol… Mmmh…Je pense que le coucou me tente pas mal.

Mais après avoir passé une nuit affreuse dans un hôtel miteux plein de cafards, tenu par un certain Carlos, bourré comme un canon, j’arrive le matin au bureau de la société ” Aereo Servicios Guaymas Guerrero”.

 

C'est par ici qu'il faut regarder Carlos ...

C'est par ici qu'il faut regarder Carlos ...

 

 

- Un avion ce matin?

- Oui, mais pas pour toi gringo. Il n’y a plus de place.

- Quand est le suivant (je connaissais déjà la réponse)?

- Demain…et j’ai encore 4 places.

 

Je cours à la banque chercher un peu de thune (les 800 pesos se sont transformés en 900 pesos durant la nuit).

Donc, après avoir acheté ce fameux billet pour l’autre côté de la mer de Cortez, me voilà destiné à poireauter toute une journée dans cette ancienne ville minière de Santa Rosalia. Ca tombe bien, j’ai un film à monter.

30 minutes plus tard, me voilà installé dans ce resto, ” Playas Negras ” conseillé par deux vieilles Américaines rencontrées à l’arrêt de bus de Mulegé.

 

Au resto "Aguas Negras ", le client de la journée ...

Au resto "Aguas Negras ", le client de la journée ...

 

 

Sous l’air conditionné, et servi par une charmante serveuse nommée Erica, je passerai cette belle journée ensoleillée à l’intérieur. Juste une petite pause pour appeler Raphaël, ce fameux couchsurfer avec qui je me suis tapé quelques chopes et Clamato hier, pour lui dire que j’aurai un jour de retard.

“No problema, amigo! Que te vaya bien!”

Cette belle fin de journée se terminera par une bonne bouffe dans une taqueria d’une petite ruelle (cette ville charmante et colorée est remplie de petits snacks, avec cuisine donnant sur l’extérieur, nommés “taquerias”, où l’on trouve toutes sortes de quesadillas, burritos, tacos…et cervezas con limon!).

Une rue typique de Santa Rosalia ...

Une rue typique de Santa Rosalia ...

 

 

Une taqueria typique de Santa Rosalia ...

Une taqueria typique de Santa Rosalia ...

 

 

 

Un Chihuahua typique de Santa Rosalia ...

Un Chihuahua typique de Santa Rosalia ...

 

Et en final, puisque je suis tout de même un peu à l’arrach au niveau montage, je me trouve un petit bar restaurant pour me faire quasi deux heures de montage, une bière à la main.

Vers 23 heures, le resto ferme.

- ” Cuanto cuesta por favor?”

Le vieil homme m’apporte calmement la “cuenta”.

- ” 50 pesos para una cerveza?”

- ” Electricidad, amigo…3 horas”

Me voilà en face d’un gars qui veut me faire payer en fait 30 pesos de supplément d’électricité

pour non pas 3 heures, mais une heure et demi de travail acharné sur ce film qui me stresse comme un fou…

- “Montre-moi le prix de l’électricité sur la carte, mon ami, sinon je ne paie rien.”

- ” Si tu ne payes pas, j’appelle la police”

- ” Très bien, appelle la police.”

Le gars commence à s’énerver, en m’insultant.

Après 10 minutes de discussions de sourds, je sors du restaurant sans payer.

Un des serveurs m’interpelle. Je lui fous mon poing dans la gueule…

Non, je ne suis pas allé jusque là. Il m’a simplement demandé 20 pesos pour la bière.

Et voilà donc cette fin de journée à Santa Rosalia, où je suis rentré hyper énervé dans ma super piole remplie de cafards. Car s’il y a bien une chose que je ne supporte pas, c’est l’escroquerie et la mauvaise foi. Ce vieux gripsou a tenté de m’arnaquer. Il n’a pas eu ce qu’il voulait. 

Néanmoins j’ai passé à nouveau un nuit de merde sous le ventilo grinçant (cette fois-ci j’ai tout de même mis mon sac de couchage sur la couverture, histoire de ne pas avoir les mini-habitants du lit pouilleux qui grouilleraient sur mon corps nu transpirant… 

La suite des aventures dans un prochain message…

 

La chambre de l'hôtel San Victor ...

La chambre de l'hôtel San Victor ...

Que te vaya bien, amigo!

Etape 5 - Mulegé, Baja California Sur, Mexico

 

 

Le dimanche 21 septembre 2008 - Mulegé, Baja California Sur, Mexico

 

La place où je suis passé plus d'une dizaine de fois pour aller au café internet ...

La place où je suis passé plus d'une dizaine de fois pour aller au café internet ...

 

 Je n’arrête pas de rester sur internet. Il fait tellement chaud. Et puis je suis dans une mini auberge tout seul, donc pas beaucoup de rencontres. Et pas beaucoup de contacts avec les locaux car je ne parle pas assez bien. Il y a aussi beaucoup de retraités américains qui traînent toute la journée dans un bar. C’est assez pathétique. Et le film que je suis en train de faire est assez caffouilleux. Je vais dans 36 directions différentes, sans vraiment savoir ce que je veux dire en final. Heureusement il me reste encore jusque vendredi pour le remettre. Et demain je devrais tourner les dernières images.

 

Au stade, dans le quartier non touristique de la ville ...

Au stade, dans le quartier non touristique de la ville ...

 

 

Mais le temps est un peu long. j’ai envie de passer à autre chose. Hier, j’étais au bout du rouleau. Aucun endroit n’était assez bien. Soit trop de bruits, soit trop chaud. Et puis je n’arrête pas de boire des Cocas, des Sprite pour combler je ne sais quoi, au point qu’à la fin de la journée, j’étais complètement dégoûté (ça n’empêche pas que je suis de nouveau avec un verre de Coke à côté de moi dans l’hôtel Las Casitas, tenu par un certain Javier, qui m’a beaucoup aidé en me donnant des infos sur le village).

 

Ca devient de plus en plus costaud ces tournages ...

Ca devient de plus en plus costaud ces tournages ...

Hier, j’ai tourné une interview que je pourrai difficilement exploiter. Un peu fait à la va-vite, dans un lieu inconfortable pour l’interviewé et moi-même. Après ça, pour me changer les idées, je m’étais dit pourquoi pas aller voir les restos au bord de le mer, à une trentaine de minutes à pied. J’y ai découvert deux endroits fort sympathiques, au bord de la plage. Un petit bain de minuit sous un ciel étoilé s’en est suivi, dans une eau à facilement 28 degrés. Le pied, oui, mais quand on est tout seul sans pouvoir partager ces moments doux, c’est un peu triste.

Par contre, à mon retour en slip trempé, la barwoman du resto des poivrots américains m’a croisé. Polly, elle se nomme. Au retour, dans sa voiture climatisée, elle m’a invité à venir voir aujourd’hui sa maison sur la plage en fin d’après-midi, où elle habite avec son fils de trois ans. Ca devrait me changer les idées. Espérons que mon espagnol s’améliore d’ici là.

La mer noire, où l'on ne sais pas ce qui nous attend quand on y pénètre ...

La mer noire, où l'on ne sais pas ce qui nous attend quand on y pénètre ...

En tout cas, pour l’instant, j’aimerais bien avoir quelques potes autour de moi. Et un peu de famille aussi. Encore deux mois…

Kuskes,

Seb, que apprende mas y mas Espanol todos los dias.

ETAPE 5 - Mulegé, Baja California Sur, Mexique

 

Le 18 septembre 2008 - Mulegé, Baja California Sur, Mexique

Tout d’abord, veuillez écouter ce fameux morceau que j’écoute pour vous écrire. Ca n’a rien de typique mais c’est tout bon.The B-52’s - “Rock Lobster”

 

11h 24. Posé au bureau de ma chambre à “la casa de huespedes Nachita”, je me suis dit qu’un peu de temps pour compléter le blog ne ferait de pas de tort.

 

Si ça c'est pas un paysage qui tue ...

Si ça c'est pas un paysage qui tue ...

 

De toute façon, il fait tellement chaud à l’extérieur que vaut mieux passer les heures autour de midi à l’intérieur, sous l’air artificiel du ventilateur (ce matin, j’ai filmé pendant une heure; je dégoulinais…).

J’ai commencé à tourner hier les premières images pour le film de l’étape 5. Ce sera bien différent des autres, comme à chaque fois. Mais je découvre enfin la difficulté que les Canadiens ont  eu plus d’une fois en Europe, c’est-à-dire faire un film avec des gens qui ne parlent ni le français, ni l’anglais. Et bien que mon espagnol s’améliore de jour en jour, il n’est pas évident d’avoir une discussion très profonde avec les gens. Une jeune mariée nommée Montserrat va m’aider tout à l’heure pour faire ma première interview. Elle baragouine quelques mots d’anglais: on devrait plus ou moins s’en sortir. Mais en tout cas, chapeau pour tous les Canadiens müvmédiens!

Mulegé est  un petit patelin de plus ou moins 4000 habitants, où pas plus de 5-6 touristes par jour passent. On est en fait hors saison. Du coup, le village est surtout composé de ses habitants, ce qui n’est pas plus mal.

J’avais l’intention de faire un film sur un restaurant sur la Playa Buenaventura, à une trentaine de kilomètres d’ici.

 

De Mulegé, l'auto-stop ne fonctionnera pas pour aller à la playa Buenaventura ...

De Mulegé, l'auto-stop ne fonctionnera pas pour aller à la playa Buenaventura ...

 

Mais une fois arrivé là-bas, je me suis retrouvé sur une plage avec un resto et un hôtel, mais sans vraiment quoi que ce soit qui puisse m’inspirer. Deux jeunes Espagnoles croisées dans un café à San Francisco m’avaient vivement conseillé de venir interviewer la proprio. mais malheureusement, elle ne revient que dimanche, ce qui est un peu tard si je veux finir ce fameux film.

 

Le restaurant que vous ne verrez pas dans le film ...

Le restaurant que vous ne verrez pas dans le film ...

 

Du coup, je suis revenu à Mulegé, après avoir fait ma première plongée en mer avec Mick, un Anglais ne parlant pas un mot d’espagnol et qui propose depuis deux ans et demi aux touristes de découvrir les fonds marins de la mer de Cortez.

Juste avant d'aller visiter ces fameux bateaux coulés ...

Juste avant d'aller visiter ces fameux bateaux coulés ...

 

 

 

 

 

Je vous avoue que malgré une très faible visibilité (pas plus de trois mètres), rester une heure sous l’eau, pour découvrir deux petits bateaux au fond de la mer, ça n’est pas déplaisant ma foi. J’ai tout de même vu quelques poissons colorés typiques de la mer de Cortez (style le poisson de Little Nemo).

 

 

 

 

 

Mais je ne vais pas trop vous rendre jaloux. D’ailleurs, le soir ici, c’est l’enfer au niveau des moustiques. Et puis dans la toilette de la madre Nachita, je me suis fait un nouvel ami, Gaspard le cafard. J’espère que je ne le verrai pas trop. C’est assez mal barré car je crois que je n’ai pas très bien digéré mon énorme pizza d’hier soir…

Bon, portez-vous bien !

 

Seb, el gringo rojo