Au revoir
Bonjour à tous,
un petit mot seulement pour vous dire que la route s’arrête ici pour moi.
alors voilà,
merci pour tout
Marc-Antoine
Bonjour à tous,
un petit mot seulement pour vous dire que la route s’arrête ici pour moi.
alors voilà,
merci pour tout
Marc-Antoine
Sarajevo, c’est indescriptible pour moi. Absolument rien à voir avec cette image d’un lieu pas safe que j’avais en tête à cause de la guerre dans le passé et tout et tout.
En route vers la Roumanie maintenant (je crois bien).
à bientôt
Marc-Antoine
Montage…
Alors voilà,
être choisi pour Muvmedia, c’est toute une chance. Mais voilà que je me questionne vraiment à savoir si je veux continuer. Non pas parce que quelque chose de dur viendrait de m’arriver. Non. À vrai dire, avant de partir, j’avais une certaine fragilité. Je commençais tout juste à me reconstruire, à sentir que j’étais entrain de rétablir un certain ordre. Et j’en sentais le besoin. Je commençais aussi pour la première fois de ma vie à sentir le besoin de m’installer quelque part. Et voilà, boum, je suis choisi, je dois partir.
Ce qui est curieux c’est que j’avais une vision, un rêve de faire du documentaire et de voyager. Je me rappelle lorsque je regardais la Course Destination Monde étant quand même assez jeune… J’aimais vraiment ça. Quelque chose me parlait. Comme-ci, de façon très subtile, quelque chose de plus loin d’où j’en étais venait à moi.
La difficulté que je rencontre est physique. Je n’ai rien dit depuis le début puisque je me laissais vivre l’expérience telle que je la connaissais ; avec cette difficulté. Acccueillant cette torpeur du mieux que je pouvais.
Vous n’avez pas idée à quel point j’ai pu fonctionner au ralentit jusqu’à maintenant (À certain moment de façon assez extrême, me sentant fatigué). C’est quand même particulier. Sachant que j’étais considérablement mal en point, mon handicap devenais plus lourd, plus difficile lorsque je pensais aux autres en me disant qu’il ne devait pas connaître ce genre de difficultés physiques… Mais je me disais “À chacun sa route. Peut importe ce qui en est des autres. Je dois vivre mon expérience… même si c’est déplaisant de me savoir dans un tel état.”
Accepter de constater qu’on ne peut y remédier, qu’il faut seulement accueillir cet état handicapant, c’est pas facile dans ce contexte où le temps est si précieux…
Alors voilà mon dilemme : Est-ce que cette difficulté physique devrait me servir à comprendre que je dois m’arrêter là… ou si je continu malgré celle-ci ? À partir de quoi j’établis la limite ? À partir d’où ce n’est plus pertinent de continuer ? Est-ce que je continu malgré ça et que je me rétabli par la suite ou est-ce que ce rétablissement doit se faire dans l’immédiat en revenant chez soi ? Ce qui vient rendre la dynamique du “qu’est-ce que j’fais ?” encore plus étrange, c’est le fait que c’est une chance en or de participer à ce truc…
Je souhaiterais avoir une meilleure santé. Tout serait plus facile; Je pourrais moins dormir. Je pourrais être capable de faire des nuits blanches (parce que comme c’est là je ne peux même pas le faire vraiment.). Je suis toujours entrain de checker et de me demander si je vais être correcte si je mange tel ou tel chose. Mon problème étant principalement ma digestion, tout mon organisme en souffre. Je n’aurais jamais pu croire à quel point la digestion est importante pour l’ensemble de notre fonctionnement… Je ne peux même pas prendre du café comme je le voudrais parce que mon estomac ne le prend pas très bien…
Au moment où ma caméra s’est brisée la veille de la remise et où j’ai contacté des gens de l’équipe à Montréal, on m’a dit : ” Bon, tu dormiras probablement pas (parlant du film que j’aurais à faire en 1 nuit avec mon appareil photo)… Mais, bon, prend une coupe de café etc etc… Tu sais que ça sera pas ton meilleur film, ça sera pas un chef d’oeuvre, mais l’important c’est que tu focusses à clancher ce film-là pour pas avoir de retard et que tu puisses te concentrer tout de suite sur ton prochain.” En entendant ça, je n’ai rien dit au sujet de mon handicap… Mais la chose étant que j’aimerais pouvoir faire ça… mais je n’en suis même pas capable. Ça m’a même fait de la peine d’une certaine façon… J’aurais jamais pensé connaître de telles limites avant.
J’aimerais avoir un rythme plus normal.
Bref, j’ai de la difficulté à m’accueillir dans cette difficulté… Je suis tané, je manque de patience. Je crois bien que je serais plus indulgent si je n’étais pas dans un tel contexte avec des laps de temps si court.
En tk,
J’y pense encore et je vois.
Je ne me sens pas très bien dans tout ça.
Marc-Antoine
Finalement, arrivé à Oslo en Norvège samedi soir le 20 septembre à minuit… Soit :
Avion à Dublin (Irlande) vers 18h15… Doit être là 3 heures à l’avance soit 15h… Route d’1h15min. de l’auberge de jeunesse pour l’aéroport. Vol de 1 heure 45 min. Arrivée en Norvège vers 21h. Départ en bus pour Oslo en direction auberge de jeunesse à 22h pour la même durée que le vol d’avion (1 heure 45 min)…
Bref, une journée assez complète de déplacement. Sans compter mon retour des îles d’Aran en traversier la veille pour arrivée à Galway complètement à l’Ouest de l’Irlande… Pour devoir ensuite me rendre en train à Dublin complètement à l’Est pour prendre cette avion pour la Norvège…
En ce lundi 22 septembre,
Je suis toujours en mode “recherche-écoute” pour trouver mon sujet de film. La remise étant dans 5 jours, soit vendredi le 26.
Ma caméra est censée arrivée demain. Je souhaite que tout se passe bien et qu’un tournage simple et agréable prenne forme. Du moins, c’est ce que je veux amener à moi.
Sachez que j’ai ajouté 2 articles concernant mon périple de la semaine dernière en Irlande.
au plaisir
Marc-Antoine