Au revoir
Bonjour à tous,
un petit mot seulement pour vous dire que la route s’arrête ici pour moi.
alors voilà,
merci pour tout
Marc-Antoine
Bonjour à tous,
un petit mot seulement pour vous dire que la route s’arrête ici pour moi.
alors voilà,
merci pour tout
Marc-Antoine
Sarajevo, c’est indescriptible pour moi. Absolument rien à voir avec cette image d’un lieu pas safe que j’avais en tête à cause de la guerre dans le passé et tout et tout.
En route vers la Roumanie maintenant (je crois bien).
à bientôt
Marc-Antoine
Enfin ! Je me suis senti en phase avec le voyage. Je suis tellement bien placé pour dire “Vaut mieux tard que jamais”… Je ne regrette absolument rien. C’était merveilleux à sentir.
Je suis à Sarajevo. C’est un endroit absolument merveilleux. Les gens sont vraiment bien.
Ce vieil homme était, tout comme moi, allongé inconfortablement le long des 3 bancs de train dont nous disposions chacun. Il faisait froid. Nous nous levons finalement. Un en face de l’autre, regardant par le hublot… Un changement semble se produire en moi. Sentiment indescriptible. Visoko défile devant mes yeux. Beauté des lieux. Ce vieil homme a les yeux clairs. Je lui demande, d’un langage bref, la route à faire. Il ne me répond que par les noms, souriant. Toujours souriant à chaque moment d’échanges, si brefs et partiels soient-ils. Le regard se posant toujours vers ce paysage doucement habillé de la lumière du matin. Et c’est alors que, venant de nul part, notre regard se dirige l’un envers l’autre de façon parfaitement synchronisé en hochant de la tête comme pour se dire “Ouais…”. Je n’avais rien en tête à vouloir communiquer à ce moment là. Je ne sais même pas pourquoi ce geste est venu à ce moment précis. C’était unique.
C’est alors que je me disais que ce genre de moments ne peuvent qu’être vêcu, qu’on ne peut les figer dans le temps. Mais par la suite je me suis dit “Pourquoi ne pas prendre une photo quand même ?”. Il est entrain de sortir du train pour poursuivre sa route. Je l’arrête pour lui demander, il sourit une fois de plus. Son sourire est mélangé de rire. Une fois la photo prise, je lui la montre. Il sourit-rit toujours. Je me présente et lui demande son nom.
“Shabann” qu’il me dit, toujours en souriant.
Me voilà resplendissant après 20 heures de train.
Nous ne nous sommes rien dit lui et moi.
Voilà, au plaisir
Je me dirige à Travnik pour y tourner mon sujet.
Marc-Antoine