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Courte escale à Edmonton

Je prends le Greyhound pour Fort McMurray. On doit changer à Edmonton.

On est en retard et je rate la correspondance. Le suivant est dans trois heures. D’autres passagers sont dans le même cas, ils pestent, et se plaignent à qui veut l’entendre. Le chauffeur du premier bus, qui n’a pourtant rien à voir, endure patiemment les mécontentements. Y en a même un qui tape sa valise à terre, de rage. Eh, oh, les gars, vous n’avez jamais pris la SNCB ou quoi ?

Je téléphone à ma future couch host à Fort McMurray pour la prévenir du retard. Je m’affranchis en anglais, je trouve.

Puis j’en profite pour faire un tour dans la ville. Ca ressemble à Calgary pour les gratte-ciels, mais en plus cool. Ici, y a des jeunes, des vieux, des jets d’eau, des terrasses. Je croise quelqu’un qui me demande si je sais où je vais. C’est le chauffeur du bus qui m’a reconnu, et qui m’est peut être reconnaissant d’avoir été plus courtois que les autres, quand je lui ai demandé ce qu’il adviendrait de mon sac à dos. Il me dit que le… centre commercial est juste là-bas.

Une journée à l’auberge

Je me suis incrusté à l’auberge de jeunesse de Calgary pout finir mon montage, Hostelling International étant un partenaire de Müvmédia (c’est très agréable d’être reconnu et aidé à l’improviste, loin de Montréal !). Je suis tellement en retard que finalement, j’y reste loger.

A la fin de la journée, Julie (productrice de Müvmédia) me demande en tchat où j’en suis. Je lui dis que je commence l’envoi. « Heureusement qu’il y a les cartes retard, répond-elle. Essaie de ne pas les utiliser dès le début ». Arg ! Comment faut-il interpréter ça ? Que je viens de perdre la première (on a droit à deux fois douze heures de retard sur les trois mois) ? Ou que je dois faire attention ? Je n’ose pas lui demander, de peur qu’une mauvaise nouvelle me flanque un coup au moral, surtout après les douze heures que je viens de passer devant l’écran. On verra bien. David avait dit qu’ils n’étaient pas à deux heures près, je pense. J’en suis à trois…

Je suis allé à mauvaise école pour le respect des horaires: chez les Flamands, très laxistes à ce niveau-là. J’avais perdu l’habitude des dead lines à respecter pour de vrai.