27 août, 2008 |
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Étape
En général, j’aime pas écrire. D’habitude, ce sont des projets, des articles, des lettres, j’y arrive bien, mais ça me prend la tête. C’est la première fois que je fais un blog, et j’aime bien. Et c’est très cool de recevoir des commentaires. Au départ, je pensais que personne ne lisait, et puis je me suis rendu compte que vous étiez plusieurs lecteurs assidus ! Je comprends mieux maintenant l’horrible « Lâche tes coms ! » dans les blogs d’ados. (Donc toi non plus, n’hésite pas à lâcher tes coms !)
Je pense tout le temps au très beau livre que je suis en train de lire, « Naïf. Super. » de Erlend Loe. Une nouvelle à la première personne, un peu dans un style blog, bien que ça ait été écrit avant leur apparition. J’aime beaucoup l’écriture très épurée de cet auteur, le rythme des phrases cadencé, le minimum de ponctuation quand il fait parler un personnage. Je m’en inspire peut-être un peu, j’espère que ça passe.
PS: Je trouve que le graphisme des blogs Muvmédia est très bien. Ne trouvez-vous pas cependant que ceux-ci seraient plus beaux avec un arrière-plan noir, par exemple ? Geoffrey a déjà tenté le coup mais s’est essuié un refus. Eendracht maakt macht, alors any comment is welcome 
27 août, 2008 |
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Canada,
Edmonton |
Étape 2
Je prends le Greyhound pour Fort McMurray. On doit changer à Edmonton.
On est en retard et je rate la correspondance. Le suivant est dans trois heures. D’autres passagers sont dans le même cas, ils pestent, et se plaignent à qui veut l’entendre. Le chauffeur du premier bus, qui n’a pourtant rien à voir, endure patiemment les mécontentements. Y en a même un qui tape sa valise à terre, de rage. Eh, oh, les gars, vous n’avez jamais pris la SNCB ou quoi ?
Je téléphone à ma future couch host à Fort McMurray pour la prévenir du retard. Je m’affranchis en anglais, je trouve.
Puis j’en profite pour faire un tour dans la ville. Ca ressemble à Calgary pour les gratte-ciels, mais en plus cool. Ici, y a des jeunes, des vieux, des jets d’eau, des terrasses. Je croise quelqu’un qui me demande si je sais où je vais. C’est le chauffeur du bus qui m’a reconnu, et qui m’est peut être reconnaissant d’avoir été plus courtois que les autres, quand je lui ai demandé ce qu’il adviendrait de mon sac à dos. Il me dit que le… centre commercial est juste là-bas.
27 août, 2008 |
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Canada,
Souvenir de Montréal |
Étape 1
- On est où ici ?
- 6 et 24.
- Ok.
C’est sûr, ça a moins de charme que « entre la rue Haute et la place Poelaert, au centre, à la hauteur du Palais de Justice, tu vois, près de l’église des Minimes, où il y a cette petite place avec les terrasses ». Mais ça a le mérite d’être efficace.
27 août, 2008 |
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Canada,
Calgary |
Étape 1
Je me suis incrusté à l’auberge de jeunesse de Calgary pout finir mon montage, Hostelling International étant un partenaire de Müvmédia (c’est très agréable d’être reconnu et aidé à l’improviste, loin de Montréal !). Je suis tellement en retard que finalement, j’y reste loger.
A la fin de la journée, Julie (productrice de Müvmédia) me demande en tchat où j’en suis. Je lui dis que je commence l’envoi. « Heureusement qu’il y a les cartes retard, répond-elle. Essaie de ne pas les utiliser dès le début ». Arg ! Comment faut-il interpréter ça ? Que je viens de perdre la première (on a droit à deux fois douze heures de retard sur les trois mois) ? Ou que je dois faire attention ? Je n’ose pas lui demander, de peur qu’une mauvaise nouvelle me flanque un coup au moral, surtout après les douze heures que je viens de passer devant l’écran. On verra bien. David avait dit qu’ils n’étaient pas à deux heures près, je pense. J’en suis à trois…
Je suis allé à mauvaise école pour le respect des horaires: chez les Flamands, très laxistes à ce niveau-là. J’avais perdu l’habitude des dead lines à respecter pour de vrai.
27 août, 2008 |
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Canada,
Calgary |
Étape 1
J’ai accompagné ma famille couch surfing à la messe, ce dimanche. Eh bé. Ca, c’est du dépaysement.
Tout d’abord le lieu. Un complexe de cinémas. Si, si. Au centre commercial. Salle 4. Café et cookies gratuits à l’entrée pour consommer dans la salle (manque plus que le pop corn). Powerpoint géant pour faire karaoké pendant les chants. Vidéos intermèdes. Un vrai show.
D’abord un moment de prière avec un prêtre qui chante en duo avec une pianiste. Toute l’assemblée chante aussi (sauf moi qui ne connait pas les chants). Tout le monde suit, tout le monde a l’air passionné. C’est beau, mais ça m’effraie aussi. Après la partie chants et prières, un autre prêtre arrive pour faire un sermon. Thème de ce dimanche: les Mormons. Toute la doctrine de cette Eglise concurrente est démontée point par point, avec citations de la Bible comme justifications, et power point à l’appui. Puis témoignage d’un couple d’ex-Mormons. Puis, ça se termine brusquement. Sans Notre-Père, ni Hosana, ni communion, ni rien.
Au retour, j’explique avec diplomatie à Charlie et Wendy que je ne suis pas à l’aise avec ces exhaltations de foule. Moi, ça me prend à la gorge comme un film émouvant et j’ai vraiment dû me retenir pour ne pas pleurer comme un con ! Jsé pas pourquoi, moi, une assemblée qui chante à l’unisson, ça me fait cet effet là. Wendy invoque le divin. Je dis que je ne pense pas que ce soit mon cas, que c’est le même effet qu’un film, qu’une manifestation. On est emporté, ému, on perd le contrôle. Et que ça me met mal à l’aise quand c’est dans un cadre religieux. Elle acquiesce, elle est d’accord. Elle dit que la Foi, ça doit se vivre là (elle montre son coeur) et là (elle montre sa tête). J’approuve. Ils sont bien, Wendy et Charlie.