Archives pour septembre, 2008

15-16 Septembre - Stuck in Lusk

La Mère Michèle m’ayant envoyé une nouvelle caméra à une place sûre, Rapid City, A.’s house, je m’en retourne pour monter un film avec les 7 heures enregistrées.

Pas d’autre moyen que de jouer à nouveau à l’ange Gabriel.

Fort de l’expérience de l’aller, je partais confiant. 

Bilan :

 

Torrington 3h dans une station service avant un ride de 10 miles pour Lingle, dans la voiture de C. un ancien de l’Army, quasi sourd et pas bavard.

 

Lingle 1h30. 1 contrôle de police. Aimable. Le stop n’est officiellement pas interdit mais je comprends quand même qu’il faut pas traîner trop longtemps ici. Ce n’est pas simple avec une moyenne d’une voiture tous les quarts d’heure.

 

 

Puis J. m’offre un ride dans sa vieille Buick jusqu’à Lusk, un trou à rats peuplé de débiles et d’alcooliques, dit-il. C’est là que sa vie de cigale va s’achever, parce que c’est le seul endroit accessible pour sa maigre pension de retraité. Il a essayé la Louisiane mais il ne parle pas la même langue là bas, dit-il. Il a essayé la Floride mais c’était trop humide, je crois. Et maintenant il est là, dans cet endroit qu’il déteste, loin de ce qu’il appelle la civilisation (un casino), mais au moins il comprend ce que lui disent ces imbéciles. Il  fume des menthols, joue avec son dentier, a des manières d’aristocrate ruiné et son cynisme atteint des profondeurs qui me font rire tout le long du voyage. Il me largue à Lusk avec un paquet de cacahuètes.

 

 

Lusk. 4h.  Il y a plus de trafic pourtant, mais peu charitable.

À la troisième heure une bande de jeunes surgit. L’un deux K. prend place à mes côtés avec un panneau Help this guy : Tout un attroupement d’ados venant traîner leur ennui autour du pauv’ type.

 

 

 

 

 

On se marre un peu. Je me dis que leur patience aura des limites, parce que là ce n’est pas sûr qu’ils m’aident vraiment. Le wyomingois n’a pas un sens de l’humour développé. Ils m’ont fait rire, je leur devais bien d’être une attraction pour un temps. Il faut dire qu’il n’y a pas grand chose à faire à Lusk…

Au final je prétexte un besoin de manger pour prendre congé. Ils s’en vont vers un nouveau rien-à-faire…

Je suis découragé et me replie à la station service. Je pose mon carton sur mon sac et sors mon Mac pour bloguer un peu. Le temps est précieux. Et voilà que le miracle de l’ordinateur a lieu, un jeune homme et une jeune femme me demandent avec beaucoup de précautions où je vais. Comme si ce n’était pas écrit ! Ils me demandent si je supporte Obama. Je rétorque que là, maintenant je ne supporte surtout plus Lusk. Ils vont à Newcastle WY pour une conférence sur des trucs d’écologie que je n’ai plus la patience d’intégrer. Je me scotche dans leur van. Newcastle ce n’est pas la victoire mais c’est déjà des miles gagnés. 

 

Newcastle. 12h. 2 contrôles de police. 10$. 

Ils me déposent à une autre station. Il est 21h. À peine sorti du van je vois un trucker sortir de la station. Je lui lance immédiatement ma demande. Oui, il va à Rapid City, mais demain matin. Il m’offre de dormir dans la remorque, il transporte des lits… j’avais déjà dormi dans un trailer en descendant du Yukon et j’avais aimé l’expérience mais je lui dis que je vais encore essayer le stop et qu’au cas où…demain matin…  

1h30 et deux voitures plus tard j’abdique. Mais le trucker dort maintenant comme une masse. Je me réfugie dans un motel. 

Le lendemain il n’est plus là. Je me suis trompé dans l’horaire. Le calvaire continue. Premier contrôle de police pour me dire que le stop est interdit au Wyoming. Je peux rester assis et mettre mon panneau sur mon sac mais je n’ai pas le droit de tendre le pouce. Je ne pousse pas le vice de lui parler de l’ange Gabriel de Lorenzetti, de l’Annonciation et de la charité chrétienne. Je me plie à sa loi d’hérétique. Le deuxième veut me déloger. Je lui dis que son collègue de l’Highway Patrol m’a donné son accord et là, Ha! Ha!  Je suis à l’entrée de l’Highway. Contrôle d’identité pour voir si je ne suis pas un violeur d’enfant me dit-il. Je ne le suis pas. 

 Plus tard une voiture qui allait dans le sens opposé fait demi-tour et s’arrête près de moi. Un jeune gars en sort. Il s’approche et ému par son propre geste, il me tend 10$ en me disant que je pourrai m’acheter quelque chose avec. J’essaie de lire son expression en retenant ma main qui se préparait à lui caresser la joue, façon Bud Spencer. Se fout-il de ma gueule ? Est-ce encore une nième proposition venant de l’espèce qui, sexuellement, m’intéresse le moins (juste après les limaces de Birmanie) ? Non, je ne vois pas cela dans son regard… il est étrange, ça c’est sûr, mais pas agressif et même pas un peu pédé. Je lui snobe que j’ai de l’argent, que j’en ai nul besoin. Il insiste. J’accepte. Une augmentation de 25 % de mes perdiems ! Ça ne se refuse pas!

 

Enfin quelqu’un s’arrête. C’est une femme.

K. travaille dans une mine de charbon à ciel ouvert.

Elle n’a pas dormi depuis 24 h.

Elle habite à Custer mais me déposera 30 miles plus loin, à Hermosa.

Elle croit en Dieu et en la bonté. Elle pense que lorsqu’on aide les gens, qu’on fait une bonne action, il y a plus de chance qu’on reçoive de l’aide à son tour lorsqu’on en a besoin. C’est pourtant simple.

 

 

A. profite de sa pause-déjeuner pour venir me chercher. Je suis sauvé. La cam est arrivée à bon port. Il me reste deux jours pour monter 6.  Vous pouvez éteindre votre ordinateur. Merci de me lire.

15 Septembre Bartlett Ranch suite et Fin

Fin de la vente. Une dernière nuit au super 8 de Thermapolis puis en route vers le Ranch.
Je tiens à préciser que le Ranch Bartlett a payé toutes mes dépenses durant tous ces jours.

 

Wake up! Get off this King Size!                           Get in the truck!

Take picture in Wind River Canyon!             Hey ! Denis Take a picture!

Hang them up !                                       Jim Peek plus vite que son ombre!

 

 

 

                     THE END

11-15 Bartlett Ranch Suite - Thermapolis, la vente

Où en étais-je? Pour ceux qui suivent et qui cela intéresse… Pardonnez-moi, le rythme s’accélère et j’ai pris du retard sur ce récit.

Je suis… je suis donc au Bartlett Ranch, Wyoming en compagnie de Jim Peek et Denis Mills et nous allons partir demain à Thermapolis WY, 600 km au Nord, pour la vente de chevaux de l’automne. 

 

Je voyage dans le camion avec Jim et Denis. Je retrouve le plaisir de voyager dans les trucks. J’adore dominer la route et on peut dormir dans un vrai lit tout en étant bercé par le ronronnement du moteur, le tangage de la cabine et les interjections colorées, venues d’on ne sait quel silence, lancées de temps en temps par Jim Peek et qui entraîne une brève conversation avec son acolyte.

Cette vente est une grande première pour moi. Ça ressemble à une foire agricole spécialisée dans les chevaux sauf que tout le monde semble sortir d’un film John Ford… en couleur.

 

Une journée pour le voyage, le déchargement des chevaux et une preview vidéo (mauvaise en passant, j’ai peut-être trouvé du travail pour l’année prochaine) et le lendemain la grande vente a lieu. Cela commence par une démonstration de capture de bétail au lasso avec les chevaux débourrés, broken horses, qui seront vendus ensuite.

 

 

Puis c’est la vente aux enchères. Un à un, les 112 chevaux et poulains sont emmenés dans l’arènes et les enchères commencent. Le commissaire-priseur fait un show vocal hypnotique et laisse, de temps en temps, la parole au principal propriétaire Billy Rich, un célèbre cow-boy qui vante les qualités des bêtes. Ça a duré 6 heures environ… non stop. Au début fasciné, puis lassé et enfin, vraiment intéressé : les stratégies d’enchères, de ventes et les prix. Les différences sont impressionnantes : un cheval star est parti pour 32 000$ (22 000 euros) et d’autres pour 700$. Les poulains se sont achetés entre 500$ et 1200$, mais l’un d’entre eux a atteint  3000$. Les différences me sont restées obscures. Ma pouliche rebelle est partie pour 700$.

 

 

 

 

 

  les jeunes cow-boys

 les stars

 un rêve?

Écoutez l’ambiance (bientôt disponible en lecteur exportable Quick Time)

 

La vente ne fût pas bonne pour les propriétaires. Woody Bartlett cache mal sa déception. Je lui demande s’il est content, il me répond, qu’au moins, il n’aura plus à les nourrir. La crise touche tout le monde.

11- 15 Septembre Bartlett Ranch

JIM PEEK AND DENIS MILL

 

 

Sur l’aire du I-25, avec quelques clopes nous nous consumons. Nous essayons de nous concentrer sur le Dellilo que j’ai emporté, mais, malgré le talent de l’auteur, mon esprit se balance dans les chevauchées passées et à venir et mes compagnes pleurent leurs cendres sur les fulgurances vaines de l’écrivain. J’aurais peut-être dû acheter la version originale. Mon esprit commence à penser, prier, jurer, rêver en anglais…

 

 

 

Puis soudain, un pick-up. Il ne se gare pas vraiment. Déjà prêt à repartir… Le passager sort, une salopette bleue, un sweet bleu plus foncé, un crâne chauve sous une casquette pluri-décennale surplombant une paire de lunettes de vue sales. Il ressemble plus à un fermier de Louisiane qu’à un cow-boy du Wyoming… il me dit quelque chose… oui ce sont des mots, ça ressemble à un langage… je me doute que ça doit être un bonjour alors je lui renvoie et me présente, use des formules habituelles de politesse, mais il semble plus se soucier de mon paquetage. Il le met à l’arrière du pick-up. Je suis pas encore arrivé dans l’habitacle que la voix de Jim Peeks retentit. Une voix si forte qu’il semble être à mes côté. Jim Peeks conduit. Il porte un vrai chapeau lui, une chemise à carreau et des bretelles en cuir bien tendues sur la charpente. Une crinière grise tombe sur sa nuque de buffle. Il est petit mais massif. Derrière le présent de son bide, je vois de vastes étendues de bière irisées par le brasier d’un demi-siècle de soleils couchants. Il me parle aussi. En tout cas, c’est sûr, les deux gars sont de la même souche.

 

D’abord j’essaie d’attraper des mots mais très vite je tente seulement d’interprêter les intonations. Je répète plusieurs fois mes courtes phrases toutes faites qu’ils ne comprennent pas. Plus je m’applique et plus mon anglais sonne bêtement British. Ce n’est pas la bonne méthode. Malgré les incompréhensions, tout retentit très amicalement. Jim est le bavard du couple. Denis Mills  se contente de lancer de temps en temps des riffs sudistes en mode cynique. 

 

 

Très vite on en vient aux harmoniques de base… Buffalo Bill, Jesse James, Sundance Kid, Tom Horn et…. Jeremiah Johnson ! Je frissonne. Le Wyoming est l’état historique du Far West, des Outlaws des Headhunter et des Gun’s Smoke. Tous les 10 miles Jim me montre un endroit où un célèbre cow-boy, un marshal ou un hors la loi a séjourné, tué quelqu’un ou été pendu. Je comprends que la tombe de mon héros se trouve à Codie, à 800 kms, au Nord du Wyoming.

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque fois que Jim Peeks prononce le nom de Jeremiah Johnson j’ai envie de l’embrasser ! Enfin… presque… parce que là, il vient de me tendre une petite boîte circulaire en métal d’où transpire une odeur âcre. À l’intérieur des petits sachets de la taille d’un ongle, pleins d’une bouillie un peu étrange mais indéniablement noirâtre ! Jim pour me montrer l’exemple, en saisit un et se le colle entre la gencive et la lèvre inférieure. Je suis avec eux depuis moins d’un quart d’heure et je comprends que c’est mon baptême de l’ouest… je me sens comme Néo devant la pilule de Matrix…  je plonge dans le grand bain aux sombres profondeurs. Que Dieu m’émascule à coups de tongs si je mens, mais c’est le truc le plus dégueulasse que je me sois mis dans la bouche ! Disons ex-aequo avec le fond d’une 1664, dans laquelle plusieurs cadavres de cigarettes et de pétards avaient longuement infusé et qu’un lendemain de bringue, pas vraiment frais, j’avais vidé d’une traite. 

 

 

Sauf que là, je peux pas vraiment recracher sous peine d’excommunication… je n’ai que le droit d’expulser régulièrement le jus noirâtre qui me stagne dans la bouche, dans le coffee-cup transformé en crachoir commun que nous faisons tourner et au fond duquel se mélangent nos salives, assombrissant peu à peu un fond de café au lait. Il faut que je parle ! Ne pas y penser ! Une paire de hanches sexy se balançant à contre-jour ! Les eaux claires du Lac de Cros ! Les étendues de neige fraiche et immaculée !  La saveur du cou d’une jeune femme éprise ! Un yaourt à la vanille …. Combat intérieur de sensations ! Mais ce présent là est plus fort que les souvenirs. Etrangement lorsque j’essaie de parler avec cette immondice dans la bouche, ils me comprennent  mieux. Ce truc à chiquer est une sorte d’interface de communication. Denis Mills dédaigne le sachet, sûrement trop bourgeois à son goût. Il préfère mettre directement la bouillasse noirâtre en vrac derrière sa lèvre… Le sourire qu’il me lance est…  Oh ! Lord have mercy ! comme ils disent…

Voilà comment, en route vers l’immensité du Bartlett Ranch, avec toute la peine du monde pour ne pas vomir,  je devins réellement Joe Baker.

 

 

 

 

 

Le ranch s’étend sur…  16 miles de diagonal … 3 miles le matin pour aller chercher le courrier. C’est un immense domaine traversé par trois rivières et ponctué d’habitations aux points stratégiques. Les cowboys et les divers employés – techniciens, mécaniciens, charpentiers sont ainsi répartis un peu partout sur le ranch et vivent ici avec leur famille. Il y a une église, un cimetière et le matin un bus vient chercher les enfants pour aller à l’école de Chugwater.

Dés mon arrivée je me mets à filmer parce que quelque chose d’un peu particulier se produit. Je ne savais pas vraiment quel film je venais faire ici, comme souvent je me suis laissé guider par mon instinct et par mes sensations. En quelques cadres le film prend une impulsion radicale. Je me force à ne pas trop communiquer. Les gens ne me connaissent pas et je décide de les filmer très frontalement. Ils travaillent, alors moi aussi. De temps en temps un coup d’œil ou un petit mot échangé. Je sais que le film se charge alors de quelque chose de particulier et cette sensation ressemble au lieu, aux personnes. Je tombe amoureux d’une pouliche rebelle, parce que pour parler d’elle, ils utilisent le même adjectif que m’avait attribué ma princesse de Detroit absente : Sniky. 

 

Le soir Jim Peeks et Denis Mills m’emmènent chez un autre J. Lui et sa femme vivent dans une maison au fond d’un vallon. Un lieu de rêve.

 

 

 

Il est le constructeur du ranch : maison, grange, barbecue, cet homme est un génie de la construction, un artisan hors-pair, et sa femme S. une magicienne des fourneaux. Très sincèrement j’ai mangé ce soir là un des meilleurs repas de ma vie…  L’espèce d’arrogance concernant le goût français et la cuisine hexagonale a pris une sévère déculottée ce soir là… pour mon plus grand plaisir ! D’accord, il n’y avait pas de Montagne Saint-Emilion ni de Saint Joseph mais quelle symphonie de saveurs dans l’assiette ! Que de nuances ! 

 

Voici le repas : 

Ce fût une journée de saveurs extrêmes.

Je me sentais bien. J’avais de nouveaux amis, un film en cours,  j’étais au milieu de mes rêves d’enfants et choyé.

11 Septembre l’auto-stop de la grâce

A. me dépose de bonne heure dans une station service au sud de Rapid City. Nous nous quittons chaleureusement ; peut être que je reviendrai vite pour la nouvelle caméra que la Mère Michelle a trouvé pour moi.

Pour la première fois de ma vie je vais faire du stop au USA. J’ai fait beaucoup de stop dans ma vie, depuis que j’ai 13 ans… je crois… pour rentrer plus tôt du collège je tendais déjà le pouce. Et ma plus grande expérience remonte à l’année dernière où j’ai traversé une grande partie du Canada en stop. 

 

Je dois avant de commencer ce récit vous faire part d’un savoir peu connu et dont j’ai pris connaissance en écoutant les magnifiques Histoires de Peintures de Daniel Arasse.

Premier détail, l’Archange Gabriel ne s’adresse pas à la Vierge en la montrant de l’index ou en montrant le ciel de l’index. Il a plutôt un geste d’autostoppeur : il indique la direction située derrière lui avec son pouce, geste unique dans toutes les Annonciations… Bien sûr, l’auto-stop n’existait pas à l’époque, mais le geste n’est pas attesté comme étant celui fait sur les chemins pour arrêter un char. Il a donc un autre sens que celui d’un problème de transport gratuit, mais il s’agit quand même bien d’un problème de transport gratuit puisque, finalement, c’est bien la Vierge qui va transporter gratuitement le corps de Dieu… ce geste a en réalité un sens extrêmement précis. Si l’on prend l’ensemble de l’œuvre d’Ambrogio Lorenzetti, on constate que c’est un geste qu’il attribue (il en a l’idée avec son frère Pietro) à la «demande charitable». C’est le geste que fait toute personne intervenant auprès d’une tierce personne, la Vierge en général, pour lui demander charité à l’égard de la personne qu’elle représente… Que vient donc faire ce geste de charité de la part de Gabriel à Marie ? Eh bien, c’est extrêmement simple : Dieu demande charité à Marie. Il faut que Marie dise oui pour que l’Incarnation puisse se faire, et la charité ce n’est pas seulement les bonnes œuvres, c’est la grande vertu chrétienne de la caritas… Mais ce geste était tellement singulier dans une Annonciation qu’à ma connaissance il n’a jamais été repris.

Personne n’a compris ce geste, jusqu’au moment où l’on peut avoir une approche d’historien de l’art, qui dit que ce geste est aberrant, qu’il faut donc regarder l’ensemble de l’œuvre de Lorenzetti pour le comprendre. Mais ce n’est pas comme cela qu’on regardait un tableau au XIV siècle. Ce geste, absolument génial en tant qu’idée, était trop singulier pour avoir une postérité dans l’histoire de l’art. Je trouve que c’est ce qui fait aussi aujourd’hui tout son charme, toute sa beauté à Sienne.

D.Arasse

 

 

Depuis, tendre le pouce est devenu, pour moi, une sorte prière un geste chargé de sens. Dans mes heures d’attente au bord des routes cette pensée me donne une patience infinie.

Pour descendre au Wyoming je n’ai pas eu besoin de tendre le pouce. A. parti, je rentre dans la station pour me servir un café, je passe une annonce à voix haute et moins deux minutes plus tard je roulais vers Wheatland en compagnie de ces trois lascars qui partaient chasser le cerf à l’arc dans les rocheuses.

 B., M. et A. 

le tatouage de Brett pour marquer dans sa chair le jour où il tua un ours d’une flèche (pour délivrer un village… en option… pour ceux qui aiment les contes de fées).

 

 

Malgré son stupide tatouage il a une quand même une bonne bouille le B.
Tentation de les rejoindre après les cow-boys mais trop compliqué. Ils seront à courir le cerf dans la montagne…

 

Record d’attente 1 min.

Ils me larguent dans une autre station service où j’attends Slim du Bartlett Ranch… je ne le sais pas encore mais ce n’est pas Slim qui est en route, mais bien Jim Peek et Denis Mills… et c’est tout un monde qui m’attend !

 

 

PS : pour les simples consommateurs

le prix de l’essence c’est pour un galon… un galon c’est 3 et quelquevasurgooglememmerdepas litres.
et là en bas les filles accrochent le prix de notre chimio… 

Allez ! Je vous laisse convertir.