20 Novembre - On the road - L’incalculable nullité du zéro
Brave anonyme,
Il y a peu de temps, Andréanne, pour qui j’ai beaucoup d’affection, a effacé le commentaire que j’avais déposé sur son blog. Il était plutôt gentil - je m’autocite de mémoire : « Oui, tu as l’air sereine, tu es magnifique même, rien à voir avec les boudeuses figures du début… bravo…bien à toi…etc…etc… » outre la platitude consternante de ce commentaire, il n’y avait à mon sens rien de déshonnorant ou de blessant. Mais elle l’effaça, c’est son droit, en pretextant qu’elle n’aimait pas le mot « boudeuse » tout en me faisant remarquer, à justre titre, qu’elle était comme Dieu sur son blog.
J’ai pour la transcendance d’autres considérations, parfois un peu trop prononcées ou trop romantiques je l’avoue, qui m’empêchent de me considérer tel un dieu ou Dieu lui-même.
Disons que je serais plus comme le maître du jeu et en tant que maître du jeu, je décide des règles… Alors voilà une des règles : on peut écrire ce que l’on veut sur mon blog, des beautés, des bêtises, des blagues, des absurdités, des encouragements, des vulgarités et même des insultes etc… mais pour rentrer dans la partie il faut qu’elles soient au minimum du second degré.
Pourquoi ? Me diras-tu. Pourquoi cette incroyable intolérance pour le brave premier degré qui n’a fait de mal à personne et qui s’inflige à lui-même et depuis si longtemps de rester à son triste sort inférieur, auprès des braves gens, des simples d’esprits et, si l’on en croit l’audimat des chaînes de télévision, de la majorité du peuple? Pourquoi ne pas, moi aussi, lui offrir une petite place dans MES pages? Eh bien, c’est simple, brave anonyme : je suis le maître du jeu et je fais qu’est c’que j’veux. D’abord il n’y pas raison que je sois le seul à suer et puis le second degré se vend bien aussi en ce moment dans les classes moyennes.
Tu me rétorqueras que d’autres commentaire pas du niveau requis figurent sur mon blog et qu’il y a donc une injustice. Je suis le maître du jeu et, si ces commentaires sont encore là, c’est par ce que ce sont ceux de mes amis et qu’en raison des innombrables fois où ils m’ont hébergé et du frigo et demi, en moyenne, que j’ai vidé chez eux, je leur offre une grâce ou deux. Alors si tu es l’un d’eux et que je ne t’ai pas reconnu - ce qui m’étonnerai fort - fais le moi vite savoir (en y ajoutant la liste précise de ce que j’ai mangé chez toi pour que je puisse faire le ratio)
Ne le prends pas mal – c’est une preuve d’amour que je te lance ici. Tu sais, comme lorsqu’on est dans un bus et qu’à côté de soi un jeune se détruit les tympans à grands coups de décibels … si l’on aime vraiment les gens, alors il faut lui faire remarquer qu’il se fait du mal. Si l’on est fou d’amour, on lui lui arrache le casque des oreilles et on lui colle une trempe.
Sereine? Oui, magnifique même… et avec encore un peu d’humour?
Mon Dieu que ce blog devient de plus en plus difficile à combler…
Alors qu’au loin, derrière le défilement fantomatique des forêts enneigées, dorment paisiblement les ours sodomites sous le tendre sourire de la lune nouvelle, c’est ainsi que, dans le bus 1063 déchirant la nuit ontarienne à 80 kilomètres par heure, je brûle ma dernière nuit de voyage tout en rêvant du prochain.
À suivre…












Andreanne | novembre 24, 2008 @ 9:30
Merci pour ta complète insensibilité. Après m’avoir vu la tête hier, tu aurais pu enlever cette entrée de blog blessante.