Archives pour novembre, 2008

Un dernier mot

Ca y es, hier, muvmedia a pris fin pour nous autre participants (mais pas pour vous qui devez encore voter pour nos petits films)

Après le passage sur la Cote Nord, je suis allé a Chicoutimi chez un ami du temps ou je vivais a Montréal. J’y ai fait mon film bilan, le dernier. La semaine est passée très vite, trop vite, entre travail et faignantise. J’ai bien rigolé, bien profiter.

Vendredi soir je suis arriver à Montréal pour de bon, et que je ne quitterai que pour rentré en France le 4 décembre.

Que dire de tout ça? Ce voyage qui s’achève après trois mois d’une vie hors du temps, hors du quotient, hors de tous se qui ressemble à une vie normale. 

J’avoue être d’un coté heureuse d’arrêté de courir un peu,de ne  pas refaire mon sac chaque jour et de ne pas me demander où je vais dormir le soir.

D’un autre, quitter une vie extraordinaire ou chaque matin, on n’est tous curieux de se qui va se passer, tant l’imprévu et la surprise est notre fidèle compagnon, c’est triste quand même. Retrouver une vie normale et ne plus avoir les gens qui s’extasient quand on raconte ce qu’on fait dans la vie.

Bref, tous ça pour dire que je suis contente et tristesse à la foi, ce qui est plutôt bon signe il me semble. 

J’ai hâte de revoir les gens que j’aime, mais pas hâte de retrouver  Paris… Eh oui, la vie est pleine de paradoxes.

Toujours est-il que je sais la chance que j’ai eue d’avoir vécu ça, et d’avoir votre soutien par le biais de vos petits messages qui m’ont fait tant plaisir durant ces trois mois.

On se retrouve d’ici peu sur le vieux continent.

A bientôt

Anne

La vie est comme une boite de chocolat…

Et ces derniers temps, j’ai dû entamer une boite venant d’un très bon chocolatier.

Je résume ma vie de cette dernière semaine, la dernière de “vrai” Muvmedia.

La dernière fois, on s’était quitté alors que je venai de manquer mon bus qui allait m’emmener sur la Côte-Nord. Le lendemain, et sous la surveillance de Marie-Michelle qui s’est levée pour me sortir du lit (ou peu être pour être sur que je ne squatte pas une journée de plus chez elle hihi), j’ai finalement pris mon bus, direction Sept-Îles. Après 12h de trajet, se qui est une broutille pour la voyageuse grayhound que je suis devenu, j’arrive a Sept iles a 21h. Direction l’Auberge Tangon. Là, je me suis dit que c’était bien que je n’ai pas raté une seconde foi mon bus. J’ai était accueilli comme si j’étais déjà vu, comme si j’étais chez moi. Ça tombe bien, je me sens comme à la maison. Le lendemain, j’étais sensé faire du stop jusqu’à Natashquan. MAIS

1-il fait un froid de canard

2-Brigitte me dit qu’il est trop tôt, ça m’arrange, je suis d’accord,il est trop tôt

3-il pleut

4-il commence à faire nuit

5-Brigitte me dit qu’il est trop tard

6-Ah!oui, j’oubliais, je n’ai nulle part ou dormir

C’est là que Brigitte, propriétaire de l’auberge comprend que malgré mes 3 mois de voyage, l’organisation n’est pas mon fort et elle prend les choses en main.

Une heure plus tard, elle m’annonce que Marie-Helene, qui vient de Mag Pie vas passer à l’auberge avant de sent retourner chez elle. Elle veu bien en plus me loger chez elle—Alléluia— bon, c’est pas Natashquan, mais je me rapproche.

             

Et vu qu’un miracle n’arrive jamais seul, avant de quitter Sept iles, Brigitte m’informe qu’un de ses amis, Serge, qui vie a Natashquan, passe par 7 iles le lundi soir, qu’il veut bien me récupère a Mag pie et en plus m’héberger chez lui.  Maxime me disait que le Québec était une terre bénite des dieux…peu être.

          

À Mag Pie, un dimanche qui ressembla à un vrai dimanche, on n’a rien fait, c’était génial. Le soir plein de gens arrive pour dire bonjour… au final, festin de roi à 7 convives. C’est comme si je n’étais pas une étrangère, tout est simple, plaisant, enrichissant. Les gens sont d’une gentillesse et d’une ouverture rare. 

Par contre, a me sentir trop a ma place, je crois que toute la fatigue que mon petit corp avait gentiment accumulée pendant ces 3 derniers mois m’ai tomber dessus, d’un coup, pouf. J’imagine que de voir le bout du chemin a eu cet effet indésirable.

Le deuxième jour a Mag Pie, j’ai trainer ma léthargie jusqu’a la maison des seuls jeunes gens du village. J’ai beaucoup rigolé, j’y ai tourné mon film aussi.

Le soir rencontre avec Serge et Idalia, depart pour Natashquan… Wouhouhou.

Village très beau, personnes tellement gentilles, passage trop court.

Après 2 jours sur place, retour sur Sept Îles grace a Nicole qui partait pour 7 iles.

          

Au final, j’ai tourné deux films, voire trois, alors que j’en avais qu’un a rendre et je dois ma survie ainsi que tout le bonheur que j’ai connu ici aux gens que j’ai eu la chance de rencontré. Belle fin de voyage…

Montréal, avant/après

Hello!

 

Petit mot depuis Montréal ou, comme vous le savez, j’étais venu le temps du montage. J’aurai du partir ce matin avec le bus à 6h en direction de Sept-Îles, sauf que mon réveil n’a jamais sonné. Vu qu’il n’y a qu’un départ par jour, j’ai etait contrainte de passer une journée de plus à Montréal… J’ai donc pris cette journée pour moi, à faire ce qui ressemble à une vie normale. Je me suis fait à manger (eh oui, d’habitude je vais au resto :-) ), j’ai fait du shopping aussi appeler magasinage et je suis passé sur le mont Royal, tous beau avec ces feuilles multicolores à terre.  Tout ça sous le soleil et avec une température acceptable. C’était donc une bonne journée, surtout que le hasard à placer sur ma route Francis, un ami d’université de l’époque ou je vivais ici. Je l’ai vu devant l’UQAM,je n’étais pas sur, c’était pile au moment où il se dirigeait vers l’intérieur du bâtiment. Dans le doute, je le suit un peu, il se retourne, et là, moment que j’aime plus que tous: deux regards pleins de stupéfaction et de joie se croise. 3 ans que l’on ne s’était pas vu. Des fois, je pense au moment où j’ai vécu ici. Il y a tant de choses et d’événement qui ce sont passer depuis, j’ai repris ma vie française pour ne faire de Montréal qu’une parenthèse dans ma vie. Dans mon quotient parisien, il n’y a aucune trace de Montréal, il ne m’en reste que le souvenir, a tel point que parfois, je me dis que sa aurai presque pu être un rêve. Aujourd’hui, de recroiser complètement par hasard quelqu’un qui à fait partie de cette parenthèse me rappelle que j’ai bien vécu ici, que j’y ai semé des petits bouts de moi, que cette ville est bien la mienne. 

Quand j’ai quitté Montréal, en 2005, j’y ai laissé, sans le savoir, bien plus de choses qu’un appartement et des amis. L’avion qui m’a amené à Paris me transportait en faite vers une autre vie, loin de l’insouciance et de la nonchalance de ma vie montréalaise.

Qui est le maître de ce monde merveilleux?

Nous sommes donc samedi soir. Demain, je prends mon avion (et oui, encore, et toujours avec autant de joie) qui me ramènera à Montréal ou je ferai, une foie de plus, mon montage avant de repartir. Je ne suis pas venue à Orlando pour Mickey, je n’ai pas eu le temps, j’en suis presque triste. Que dire de cette ville? Elle m’a rappelé un peu Los Angeles, un peu Phoenix (enfin le peu que j’en ai vu), en plus agréable quand même. La particularité des ces trois villes, c’est qu’elle résume à elle seule une des différences fondamentales entre l’Europe et les USA : la perception et l’aménagement de l’espace. Ici, on s’étale un maximum on s’écarte le plus possible. Pourquoi ce me mettre proche alors qu’on à la place pour ce te tenir loin? Sur ce point, j’avoue que l’habitat des personnes vivantes dans une agglomération telles qu’Orlando fait davantage rêver que celui d’un parisien intramuros. Et ben n’empêche, je trouve ça tellement aberrant d’avoir construit des villes dans lesquelles on ne peut se déplacer qu’en bagnole. Marcher ici, c’est ce confronter à un sentiment de néant et acquérir la certitude qu’on va mourir là, sous le caniar, sans que personne le remarque, vu qu’il n’y à personne. Les transports en commun ne sont pas mauvais, ils sont minables. Alors, voila, tout monde a sa grosse voiture, fait des kilomètres juste pour trouver un Starbucks, puis retourne chez lui. Ça pollue, ça fait des villes sans intérêt et des gens avec des gros culs.

Bon, y a quand même une rue qui qui m’a fait beaucoup rire.

À part ça, le motif de mon long détour jusqu’ici valait vraiment le détour, c’était et truc complètement fou comme je n’en ai jamais vu de ma vie. Je vous en dis pas plus, vous vous douter bien que je partagerai sa avec vous par le biais de mon film. J’avoue, ça fait un peu taeser bas de gamme, mais bon…

Donc la prochaine fois, on ce retrouve dans le froid, pour ne plus le quitter, chic!

PS: Je quitte cette foi definivement les états-unis…