Le verre est plein!

Difficile de résumer trois mois d’aventures folles. Je ne le ferai donc pas. D’ailleurs vous n’avez qu’à lire les entrées de blogue précédentes.

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Je terminerai cette expérience en remerciant chaleureusement les gens rencontrés en chemin, mes nouveaux amis.

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I’ll conclude this amazin’ experience by thankin’ everyone I met on the road. My new friends!

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Quelques images de mon retour.

Merci à tous de votre support tout au long de ce rallye!

À bientôt! Xxx

Vevey

Un peu de Suisse…

Helsinki

Descendu de la Laponie. Je suis venu monter mon film à Helsinki. Occasion de rendre visite à ma bonne amie Salla. Le scénario se répète. J’arrive et je me plonge dans la transe autarcique du montage. Mais contrairement à mes autres destinations, je pourrai rester quelques jours de plus après la remise. Souffler un peu et profiter de cette amie si loin de ma ville chérie. Comme plusieurs personnes avant elle, elle me donne un coup de main avec mon film. Elle prêtera sa voix à la narration du film. Elle m’aidera ensuite avec la traduction de certains passages et du sous-titrages. Le crâne est un peu usé par le voyage. Je ne prends clairement plus le même plaisir à monter ce que j’ai tourné. Surtout que les conditions de tournage de la Finlande m’ont empêché de filmer les choses comme je le voulais.

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Je suis dans le train entre Stockholm et Malmo. Je me rends tranquillement, endroit d’où l’avion nous ramène à Montréal. Je planche aussi en parallèle à mon film bilan. C’est le premier film que je montrai dans les trains. Fallait bien le faire à un moment donné!

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En partant de la Scandinavie, je me demande si c’était une si bonne idée d’y passer mes derniers moments. Je venais en Finlande voir Salla et je suis très content d’avoir vu son univers, elle dans son élément. En Suède, j’ai rencontré des personnes formidables, mais le climat plutôt “canadien”, la luminosité déclinante m’ont un peu affecté. Une certaine déception face à mon aventure en Laponie, manque de préparation, manque de temps, mais je n’y ai pas trouvé ce que j’y cherchais. Peut-être étais-je à la recherche du mythe, d’une idée préconsue irréaliste. Ça m’a fait réfléchir à propos de la mythification qu’entraîne inévitablement le cinéma. L’idée que je me faisais de la Laponie n’a pas étais confirmée, mais par exemple, mon film “Les Braises” montre les Gitans comme on les a toujours vu. Je participe au mythe. L’idée que je me faisais d’eux est devenue un film, alors que j’aurais bien aimé avoir le temps (nombre de jours de tournage, mais aussi rapport, communication, langage) de dépasser ce mythe, de le complexifier à tout le moins. Ce n’est pas la première fois que je ressens cette frustration et en même temps, peu importe la longueur, un film sera toujours une lucarne, une fenêtre sur une réalité. Il y aura toujours place à une plus grande complexité.

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Il faut apprendre à vivre avec les regrets, la critique, mais surtout dégager les bons coups, être attentif aux apprentissages sournois qui s’immisce discrêtement en notre être.

Inari

J’étais à Rovaniemi et je ruminais quelques déceptions par rapport à mon tournage de cette semaine. Je ne voyais pas trop comment sortir de ma torpeur, alors j’ai décidé de changer mon plan d’aller au village “authentique” du Père Noël pour aller à 7 heures d’autobus au Nord, pour voir si j’y étais.

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J’ai ammené la caméra, histoire de prendre quelques images et pour avoir ma meilleure amie près de moi, Oh caméra ma caméra! Je me rendais au petit village d’Inari, en plein coeur des territoires Sami, le peuple autochtone vivant dans le Nord de la Scandinavie. Étant donné que j’avais prévu descendre à Helsinki pour fair mon montage, je n’avais que 24 heures pour cette petite excursion. J’avais l’intention de voir 1) des Rennes 2) des aurores boréales 3) faire du traineau à chiens. Bon j’ai réussi un sur trois en voyant des rennes en travers de la route durant le voyage d’aller et de retour. Sinon, il neigeait intensément, difficile pour les aurores boréales et difficile pour les tournages aussi :)

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Je suis resté dans le modeste Hôtel Inari, modeste dans son architecture et emplacement, mais loin d’être “bon marché”. Une chambre d’hôtel m’a permis des excentricités typiquement de chez moi… me promener à poil dans ma chambre, prendre 4 douches… la vraie vie quoi!

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J’ai tourné quelques plans périlleux en pleine neige, me disant bien que personne au monde ne les verrait. Le village était endormi dès 3h pm. Le musée de la culture Sami, attraction principale de ce village était fermé les lundi, c’est bien ma chance! J’ai pris des marches dans le blizzzard, bu du thé dans la salle à manger de l’hôtel. Pour le souper, j’ai profité de ma présence en ces lieux nordiques pour goûter au fameux “reindeer” fumé. C’était délicieux, mais ça n’a pas complètement répondu à mon interrogation: Qu’est-ce que je fous ici!!!?

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Pas de réponses claires. Surtout pas dans les yeux des habitants du village.

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Le lendemain matin, je vais au fameux musée. Une bâtisse imposante, un drôle d’endroit pour ce musée très “urbain” ma fois.Jolie visite, je rencontre une photographe russe rencontrant les éleveurs de rennes Sami des régions nordiques scandinaves. Voilà un sujet en or, si j’avais quelques jours devant moi. C’est pas la première fois que ça arrive, mais c’est peut-être la dernière fois de müvmédia. Le mirage d’un meilleur film.

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Le retour est sans encombres.  Quelques minutes à Rovaniemi avant de prendre le train de nuit pour Helsinki. Que va-t-il me rester d’Inari, Finlande? Un autre moment de solitude müvmédienne.

Au coeur de la Laponie…

Je suis présentement à Rovaniemi, à la porte du cercle polaire, dans la ville qui abrite Noël père lui-même. Ma première impression est très bonne. Évidemment, il y a toujours la légendaire timidité scandinave, mais une fois craquée la coquille se brise et révèle des êtres chaleureux et jovials. C’est la dernière étape avant le film bilan. C’est la dernière escale avant le retour à Paris où un avion nous rammènera à Montréal. Les journées passent à une vitesse folle. J’ai rudement envie de revenir, mais en même temps, j’essaie encore de profiter pleinement du temps qu’il reste.

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En arrivant, j’ai demandé à mon hôte ce qui se passait samedi soir (le thème de cette semaine). Elle m’a envoyé un lien en me disant qu’elle irait voir cette événement. J’ai vu ça comme un signe du destin. Voilà ce que sera mon film de la Finlande. J’ai tourné aujourd’hui un peu et je tournerai aussi ce soir… évidemment! Les conditions de tournage sont moyennes à cause du froid. Je n’y étais pas complètement préparé, mais aussi, cette menue caméra n’est pas faite pour être manipulée avec des grosses mitaines! Aussi la journée est assez grise, on verra bien ce que ça donnera… J’ai toujours l’intention de voir des aurores boréales, mais je doute qu’elle se retrouve dans le film. Peut-être vais-je les garder pour moi (il est temps que je revienne, je deviens égoïste de mes expériences… :) ).